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Donner son sang, un acte important tout au long de l’année

Donner son sang, un acte important tout au long de l’année

Mercredi après-midi, 15 h. Après une nouvelle journée dédiée à l’accueil des donneurs de sang, le centre de transfusion sanguine (CTS) s’apprête à fermer ses portes jusqu’au lendemain matin. Débarrassé de son kit de prélèvement, Georges se lève et annonce fièrement: «Voilà, j’en suis à mon 135e don!». A 75 ans, ce généreux donneur continue de venir régulièrement au centre, tous les trois mois environ. «Ce geste ne me coûte vraiment pas grand-chose et ça permet de sauver des vies. En plus, je suis toujours tellement bien accueilli par les infirmières que c’est un réel plaisir de venir ici. Je n’ai qu’un seul regret: à cause de mon âge qui avance, je ne pourrai bientôt plus donner!».

Des pénuries saisonnières

Qui peut être donneur?

Toute personne en bonne santé, âgée de 18 à 60 ans et pesant plus de 50 kilos, peut donner son sang. Pour les donneurs réguliers sans problème médical, le don peut se prolonger jusqu’à 75 ans.

Les habitués du don de sang comme Georges sont des gens précieux, particulièrement chéris par le personnel du CTS. «Le nombre de donneurs ne cesse malheureusement de reculer ces trois dernières années, déplore la Dre Sophie Waldvogel, médecin responsable du centre. En 2016, nous avons accueilli 1’000 donneurs de moins qu’en 2015. Une situation problématique, car les HUG ont une forte activité médicale et pratiquent par conséquent beaucoup de transfusions.»

Les pénuries sont particulièrement importantes pendant la saison des vacances. Après les fêtes de fin d’année ou pendant les congés estivaux, le centre est souvent très (trop) calme. «Pendant ces périodes, les gens sont moins disponibles, relève la spécialiste. De plus, s’ils rentrent de voyage, il y a parfois des contre-indications qui les empêchent de donner leur sang pendant quelque temps.» Afin de pallier ce manque, la population est vivement encouragée à venir faire un don, en particulier pendant ces périodes plus délicates.

Confort et sécurité

Si la prise de sang peut parfois faire peur et en rebuter plus d’un, tout est prévu pour que le donneur se sente le mieux possible au CTS. Une nouvelle cafétéria, inaugurée en 2017, accueille les volontaires avec une collation. «Après avoir rempli un questionnaire, les donneurs sont reçus par un membre du personnel médical pour un entretien, détaille Monique Hess, infirmière responsable du centre. Si la personne est apte à donner son sang, elle pourra alors se diriger vers la salle de prélèvement. Le sang est ensuite systématiquement analysé pour s’assurer qu’il n’est pas contaminé par le VIH, l’hépatite B et C ou la syphilis.» Une fois le prélèvement terminé, il est fractionné et filtré directement sur place par les équipes du CTS. Il pourra dès le lendemain, après obtention des résultats des contrôles biologiques, être disponible pour des soins médicaux. Le donneur peut, quant à lui, profiter d’un petit temps de repos et de quelques douceurs, avant de quitter le centre.

Un appel aux dons constant

Déborah, qui vient régulièrement donner son sang depuis dix ans, a cette fois-ci choisi de faire un don de plaquettes. Ces petites cellules qui circulent dans le sang jouent un rôle primordial pour la coagulation et sont essentielles dans le traitement de certaines pathologies, telles que les maladies oncologiques. «Comme le don de plaquettes prend un peu plus de temps que le don de sang classique, je suis là pour une heure et demie environ, indique la jeune femme. Mais on sait qu’il y a un manque, alors je trouve important de faire ce geste.» Grâce aux donneurs comme Déborah, plus de 4’600 poches de concentré plaquettaire ont pu être récoltées en 2016. Un résultat rendu possible grâce à l’implication de la quarantaine d’employés qui s’investissent chaque jour pour faire fonctionner le centre. Pour la Dre Sophie Waldvogel, il ne faut toutefois pas se satisfaire de ce chiffre, qui ne couvre pas entièrement les besoins du canton. «Par rapport à d’autres régions de Suisse, Genève compte peu de donneurs. Or, nos besoins restent constants. Il est donc primordial de continuer à sensibiliser la population à ce geste vital.» Grâce aux donneurs comme Déborah, plus de 4’600 poches de concentré plaquettaire ont pu être récoltées en 2016. Un résultat rendu possible grâce à l’implication de la quarantaine d’employés qui s’investissent chaque jour pour faire fonctionner le centre. Pour la Dre Sophie Waldvogel, il ne faut toutefois pas se satisfaire de ce chiffre, qui ne couvre pas entièrement les besoins du canton. «Par rapport à d’autres régions de Suisse, Genève compte peu de donneurs. Or, nos besoins restent constants. Il est donc primordial de continuer à sensibiliser la population à ce geste vital.»

 

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