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Face à Macron, Bourdin et Plenel « ont cassé les codes » de l’interview politique et ils en sont fiers

Face à Macron, Bourdin et Plenel "ont cassé les codes" de l

MÉDIAS – Ils ont « cassé » les codes de l’interview politique et c’est « la seule et l’unique fierté » de Jean-Jacques Bourdin, qu’importe les critiques. Ce lundi 16 avril, le présentateur de RMC et Edwy Plenel, avec qui il a partagé la vedette, sont revenus sur l’interview d’Emmanuel Macron, estimant qu’ils avaient révolutionné l’exercice, comme le montre la vidéo en tête d’article.

Une fois n’est pas coutume, Jean-Jacques Bourdin était ce lundi l’invité de l’émission qu’il anime en tant normal sur RMC. Et le journaliste s’est félicité de la prestation de la veille face au président de la République: « Toutes les interviews où on prend ses distances et surtout où on ménage… On ne pourra plus les voir et ça, je suis content de ça », a affirmé Jean-Jacques Bourdin.

L’interview a notamment surpris par sa longueur, mais également par le ton des deux journalistes, qui a poussé certains à y voir davantage un « débat » qu’une interview classique. Un choix assumé par Jean-Jacques Bourdin ce lundi: « Nous savions en acceptant que l’Elysée avait derrière la tête l’idée de provoquer une interview différente », a déclaré le présentateur, appuyé par Edwy Plenel. « L’interview présidentielle en France est une interview monarchique. Notre objectif tout simple c’était d’abord de casser ça », a affirmé le fondateur de Mediapart.

Et de balayer les « critiques » probables de la profession sur l’exercice: « Je m’en moque, et je pense qu’Edwy est comme moi, on s’en moque », a ainsi martelé jean-Jacques Bourdin. « Ce qu’il faut dans une interview avec un président de la République comme avec un leader de l’opposition, c’est ne pas être au service de l’interviewé. »

Un exemple de cette ligne de conduite? Le choix d’appeler Emmanuel Macron par son nom, et non par sa fonction. « Quand je suis là le matin, tous mes interlocuteurs, qu’ils soient président, ministres, premiers ministres, je les appelle toujours par leur nom et leur prénom, comme on le fait dans une conversation », s’est défendu Jean-Jacques Bourdin. « Nous sommes sur le même plateau, nous sommes ensembles pour parler de l’avenir de notre pays. Je ne vois pas pourquoi j’aurais tout à coup cet acte déférent ‘monsieur le président' », a-t-il soutenu, tout en démentant cependant tout manque de respect de la fonction présidentielle.

Jean-Jacques Bourdin s’est notamment réjoui de la préparation de l’interview, affirmant qu’à « aucun moment » l’Elysée n’avait tenté d’obtenir les questions avant la rencontre. « Evidemment sur le fond il y a des quantités de choses à dire, mais sur la forme, je suis satisfait », a affirmé le journaliste, dans ce qui pourrait passer pour une pique peut-être à Jean-Pierre Pernault, qui avait interviewé trois jours plus tôt Emmanuel Macron, dans un face à face jugé peu convaincant.

Le journaliste estime cependant que l’exercice a été également « réussi » du côté du président de la République, bien que ce dernier lui ait semblé « à l’aise sur certains sujets, et moins à l’aise » sur d’autres comme l’immigration ou l’islam.





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