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Huit idées reçues sur l’éducation – Santé

Huit idées reçues sur l

Ionica Smets, jeune maman et professeure en communication scientifique à l’Université de Leyde aux Pays-Bas, analyse une série d’idées reçues sur l’éducation dans un livre. Florilège.

1. Le rose, c’est pour les filles, les mathématiques non

Des scientifiques ont demandé à des volontaires de jouer avec un bébé vêtu de rose ou de bleu. Le bébé en rose a eu droit à plein de câlins, alors qu’avec le bébé en bleu, les jeux étaient plus vifs. Le comique, c’est qu’il s’agissait du même bébé. Des études confirment que la prédilection des filles pour le rose n’est pas innée, mais déterminée culturellement, et donc apprise. Les préjugés veulent aussi que les mathématiques ne seraient pas pour les filles. Pourtant, les scientifiques n’ont pas détecté de distinction innée entre le talent mathématique des garçons et des filles.

2. Un enfant unique, c’est triste

Non, les enfants uniques ne sont pas des outsiders. En moyenne, ils sont aussi sociables, seuls ou gâtés que des enfants qui ont des frères et soeurs et ils ont autant d’amis en moyenne. La seule différence, et à leur avantage, se situe dans leurs résultats scolaires. La seule explication, c’est que pour les parents il n’est pas évident de répartir leur temps sur plusieurs enfants. Il se pourrait aussi que les parents qui ont un enfant aient des attentes élevées, mais c’est dû plutôt à la mentalité des parents qu’à l’enfant.

3. Seules les punitions sont efficaces

Comment réagir à un enfant récalcitrant? Les chercheurs ont découvert que les enfants qui se comportent bien ont des parents qui parlent plus qu’ils ne punissent. Des scientifiques ont demandé à des mères de tenir un journal. Que révèle l’expérience ? Quand elles punissaient ou parlaient à l’enfant, tout allait bien pendant 9 heures. Les enfants de mères qui combinent les deux étaient sages pour 20 heures. Ronchonner et ne jamais punir est la plus mauvaise stratégie : à long terme, cela donne les résultats les plus négatifs. Les scientifiques estiment qu’expliquer pourquoi quelque chose ne va pas a de l’effet dès l’âge de quinze mois.

4. Les enfants qui portent des langes jetables sont propres plus tard

Globalement, les enfants ne sont propres qu’à partir de trois ans, alors qu’il y a soixante ans, ils l’étaient déjà à deux ans. Les langes jetables seraient en cause. Au Japon, on a réalisé une étude comparative parmi des jumeaux : un enfant portait des langes jetables, l’autre des langes en coton comme autrefois. Résultat : les deux enfants étaient propres à peu près en même temps. Le problème, c’est qu’aujourd’hui les parents commencent à mettre leur bambin sur le pot quand il a dépassé les deux ans. Il faut donc s’y mettre un an plus tôt.

5. La maison est le lieu le plus sûr

D’après une étude américaine, un enfant doit être hospitalisé moins d’une fois sur 50 000 heures passées à la crèche. À la maison, les risques d’accident sont 1,5 fois plus importants. Étonnamment, ce sont surtout les enfants qui vont à la crèche qui tombent à la maison ou s’empoisonnent. Les études suggèrent que les maisons sont peut-être moins adaptées aux enfants ou que les parents ont moins de temps de les surveiller. Les produits de nettoyage toxiques ou les médicaments, sous clé à la crèche, traînent plus facilement à la maison.

6. Le bricolage, c’est de la thérapeutique occupationnelle

Les enfants à la motricité fine et bien développée obtiennent de meilleurs points en mathématiques et en langue. Pour les tâches motrices, les mêmes zones cérébrales sont actives que pour résoudre des exercices d’arithmétique. Le bricolage aide les jeunes enfants à renforcer les connexions dans leur cerveau. En outre, les enfants qui bougent plus facilement acquièrent plus d’expérience, ce qui est bien pour la croissance de leur cerveau. Il existe des programmes de test où l’on demande aux enfants atteints de retards d’apprentissage de jouer aux perles et aux Lego au lieu de leur donner des cours particuliers.

7. Le sucre rend hyperactif

Dans le cadre d’une étude approfondie, des groupes d’enfants ont été soumis pendant des semaines à un régime contenant beaucoup de sucre, alors que d’autres groupes ne recevaient presque pas de sucre. Les parents ne voyaient pas de différence. Les grandes quantités de sucre n’énervaient pas les enfants, et les repas sans sucre ne les rendaient pas plus calmes. Pour tous les groupes, on voyait le même schéma : parfois les enfants étaient énervés, parfois ils étaient calmes. Le mythe du sucre a été créé aux États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, quand un manque de sucre a poussé l’État à faire de l’anti-publicité.

8. L’ennui, c’est bien

La chercheuse britannique Teresa Bolton pense que l’ennui stimule la créativité, mais une étude sur la consommation de drogue parmi les élèves britanniques indique tout de même un effet négatif. À l’étonnement des chercheurs, l’ennui semblait la raison numéro un de consommer de la drogue. « Faire partie du groupe » est un argument moins décisif. La contemplation peut être une réponse à l’ennui. Conclusion : il est important d’apprendre aux enfants à gérer l’ennui.





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