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La lutte anti-tabac sous haute pression de l’industrie – Santé

La lutte anti-tabac sous haute pression de l

Les discussions de la Conférence des parties à la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé pour la lutte anti-tabac (FCTC) réunissent des délégations de 137 pays.

Dans les couloirs de la conférence, deux points de vue s’opposent sur la façon de maîtriser le tabagisme: les industriels font valoir que leurs nouveaux produits sont essentiels pour enrayer ce fléau qui tue chaque année sept millions de personnes, mais les organisateurs de la réunion affirment que les fabricants de tabac ne doivent pas faire partie des discussions.

« L’heure n’est pas à la complaisance. L’industrie du tabac ne ménage pas ses efforts enragés en mobilisant des budgets astronomiques pour saper l’application de notre traité », a déclaré le chef du secrétariat de la convention-cadre, la Dr Vera Luiza da Costa e Silva, à l’ouverture de la conférence lundi.

Pour le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, la convention-cadre de l’OMS « reste un des outils mondiaux les plus puissants de défense de la santé publique » depuis son entrée en vigueur il y a 13 ans.

Selon la FCTC, « l’ingérence de l’industrie du tabac, combinée à l’émergence de nouveaux produits du tabac, continue d’être considérée comme l’obstacle le plus sérieux à l’application de la Convention ».

Afin de limiter leur influence, les représentants de l’industrie du tabac sont exclus de la Conférence, tandis que les délégués, les observateurs et les médias doivent signer des formulaires spécifiant leur lien avec l’industrie du tabac.

Malgré ces précautions, l’AFP s’est entretenue avec plusieurs dirigeants d’entreprises actives dans l’industrie du tabac qui ont déclaré avoir pu accéder à la tribune du public lundi pour observer les débats. Mais l’industrie de la cigarette veut aller plus loin et être associée étroitement aux discussions visant à combattre le tabagisme.

Présent dans la tribune du public, le vice-président de la stratégie de réglementation de Japan Tobacco International (JTI), Michiel Reerink, a expliqué que leur objectif n’est « pas d’exercer une influence, mais de présenter notre point de vue » ». « Nous estimons que nous devrions faire partie de la conversation », a affirmé la vice-présidente de la communication scientifique de Philip Morris, Moira Gilchrist, lors d’une conférence de presse tenue lundi dans un hôtel genevois.

Faute de pouvoir participer aux débats, Philip Morris a disposé dans cet hôtel un stand pour présenter aux délégués son portefeuille de produits qui, selon le groupe, sont censés réduire les risques en matière de santé, comme les cigarettes électroniques et les bâtonnets de tabac à chauffer.

L’industrie du tabac demande aux décideurs politiques une réduction des taxes et le droit de pouvoir promouvoir ces nouveaux produits comme étant moins nocifs que d’autres.

Dans une lettre ouverte, 72 scientifiques et experts ont aussi demandé au directeur de l’OMS que la FCTC « englobe la réduction des risques face au tabac », soulignant que les nouveaux produits offrent « la perspective de gains importants et rapides en matière de santé publique ».

Pour Mme da Costa e Silva, de la FCTC, « on ne peut pas faire confiance à ce que dit l’industrie du tabac ».





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