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Le trouble de l'attention, souvent confondu avec l'immaturité ?

Le trouble de l'attention, souvent confondu avec l'immaturité ?

Aux États-Unis en 2016, 5 % des enfants de 2 à 17 ans prenaient des médicaments contre le trouble de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Et le diagnostic se fait de plus en plus tôt : son taux entre 2 et 5 ans a augmenté de moitié entre 2007 et 2012. Selon une étude américaine, publiée dans le New England Journal of Medicine le 29 novembre, les enfants les plus jeunes de leur classe sont par ailleurs les plus concernés. Des résultats qui leur laissent à penser que le TDAH est souvent confondu avec l’immaturité.

34 % plus nombreux à présenter un TDAH

Pour en venir à ces conclusions, les chercheurs ont comparé le taux de diagnostics de TDAH chez les enfants nés en août avec ceux d’enfants nés en septembre dans certains États américains. Car dans ces États, il existe une date butoir stricte qui exige que les enfants aient 5 ans au 1er septembre. Ils doivent entrer à l’école cette année-là. Ainsi, les enfants nés en août étaient systématiquement les plus jeunes de leur classe, tandis que les enfants nés en septembre étaient les plus âgés. Les scientifiques ont ainsi épluché les données de plus de 407 000 enfants nés entre 2007 et 2009.

Au final, les enfants nés en août étaient 34 % plus nombreux à présenter un TDAH par rapport à ceux nés en septembre. Or dans les États qui n’exigent pas de date butoir pour l’entrée à la maternelle, cette différence s’évanouit. Par ailleurs, aucune différence significative n’a été observée en ce qui concerne les taux d’asthme, de diabète et d’obésité.

Des surdiagnostics chez les plus jeunes

« Le quart des enfants nés en août et qui ont un diagnostic de trouble de l’attention n’auraient pas reçu ce diagnostic s’ils étaient nés en septembre », estime le coauteur de l’étude Anupam Jena, professeur à l’école de médecine d’Harvard interrogé par l’AFP repris par Le Devoir. Selon lui, les plus jeunes seraient ainsi surdiagnostiqués. En fait, ils exprimeraient des symptômes similaires aux TDAH comme le manque de concentration, qui seraient dus à leur immaturité.

Pour le moment, le diagnostic est basé sur des évaluations subjectives. Les auteurs de l’étude appellent donc les enseignants, qui pèsent dans le signalement des troubles de l’attention, à la patience. En cas de doute, « un médecin devrait attendre cinq ou six mois afin de laisser l’enfant mûrir un peu avant de commencer un traitement », conseille Anupam Jena.

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