Accueil » Santé et Remise en forme » L’empathie, c’est aussi un peu dans les gènes – Santé

L’empathie, c’est aussi un peu dans les gènes – Santé

L

Cette découverte est un pas de plus dans la compréhension de l’autisme. Cet ensemble de troubles affecte en effet l' »empathie cognitive », à savoir la faculté à reconnaître le ressenti des autres. « La plus grande étude génétique menée sur l’empathie, utilisant les données de plus de 46.000 clients de la société 23andMe » (tests génétiques), selon l’Institut Pasteur qui y a contribué, a été publiée lundi dans la revue Translational Psychiatry.

Il n’existe pas de mesure objective de l’empathie. Mais les scientifiques se sont basés sur le « quotient d’empathie », que jauge un questionnaire mis au point en 2004 à l’université de Cambridge. Ils ont rapproché les résultats de ce questionnaire et le génome de ces 46.000 personnes, analysé à partir d’un échantillon de salive. Principal résultat: « Notre empathie est en partie génétique. En effet, au moins un dixième de cette variation est associée à des facteurs génétiques », a résumé Pasteur dans un communiqué.

« Individuellement chaque gène joue un petit rôle et il est donc difficile de les identifier », a précisé l’un des auteurs, Thomas Bourgeron. « Deuxièmement, la nouvelle étude a confirmé que les femmes montraient en moyenne plus d’empathie que les hommes. Cependant, cette différence n’est pas due à notre ADN », a poursuivi l’université de Cambridge. Elle s’expliquerait plutôt par « d’autres facteurs biologiques non génétiques », hormonaux par exemple, « ou des facteurs non biologiques tels que la socialisation, lesquels diffèrent tous deux en fonction du sexe ».

Enfin, l’étude montre « que les variations génétiques associées à une plus faible empathie le sont aussi à un risque plus élevé d’autisme », d’après Cambridge. Mettre en évidence des facteurs génétiques « nous aide à comprendre les individus comme les autistes, qui ont du mal à imaginer les sentiments et les émotions des autres. Cette difficulté à lire les émotions peut devenir aussi invalidante que n’importe quel autre handicap », a commenté l’un des principaux auteurs, Simon Baron-Cohen.

Les origines de l’autisme, qui touche une personne sur 100 environ, restent largement à découvrir.





Retrouvez cet article sur : http://www.levif.be/actualite/sante/l-empathie-c-est-aussi-un-peu-dans-les-genes/article-normal-811709.html

A lire aussi:

Voir Aussi

Tablettes : attention aux maux de dos

Plus de la moitié (55 %) des utilisateurs de tablettes déclare des douleurs dorsales, en …