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Nicolas Bay défend la fessée « avec amour » pour les enfants

Nicolas Bay défend la fessée "avec amour" pour les enfants

POLITIQUE – Il fut un temps où la fessée était un « art », un « remède ». Période révolue, la question, sensible et récurrente des « violences éducatives ordinaires » est débattue ce jeudi 29 novembre à l’Assemblée nationale. Les discussions opposeront les partisans de l’interdiction de la fessée et ceux qui voient dans cette démarche une atteinte à la liberté des parents.

Le vice-président du Rassemblement national (ex-FN), Nicolas Bay fait partie de ceux qui veulent le statu quo. Invité de la matinale de franceinfoce jeudi, il a défendu la « fessée dès lors que c’est fait avec l’amour, l’affection que les parents portent à leurs enfants. » « Evidemment il faut prévoir dans la loi la condamnation ferme de la violence physique (…) mais je crois que faire de l’ingérence dans l’éducation c’est une erreur », a-t-il ajouté tout en expliquant avoir déjà donné des fessés à ses enfants, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

« Souvent ça permet de poser des limites à un enfant. Je crois que ça a une valeur éducative. (…) Tous les parents ont expérimenté cela. Ca peut être un moyen », a-t-il ajouté avant de fustiger la proposition de loi MoDem qui confond « de façon grossière la fessée éducative avec la violence physique contre les enfants. »

85% des parents auraient recours à des violences dites éducatives

Le parti centriste, soutenu par le gouvernement, LREM et des élus d’autres groupes, présente dans la journée ce texte de portée largement symbolique, mais qui relance une controverse toujours vive sur les châtiments corporels en France, où le proverbe « qui aime bien châtie bien » a toujours ses partisans.

Selon la Fondation pour l’Enfance, 85% des parents français ont recours à des violences dites éducatives. La proposition MoDem réclame au gouvernement un « état des lieux » sur le sujet avant septembre 2019. Les tenants de l’interdiction mettent notamment en avant, études à l’appui, les conséquences sur la santé physique et mentale des enfants.

Examiné en première lecture, le texte ne prévoit pas de nouvelles sanctions pénales car elles existent déjà, et a une « visée pédagogique », de l’aveu même de la rapporteure centriste Maud Petit. Il s’agit d’inscrire dans le Code civil, à l’article lu lors des mariages, que « les titulaires de l’autorité parentale l’exercent sans violence » et qu' »ils ne doivent pas user à l’encontre de l’enfant de moyens tels que la violence physique, verbale ou psychologique, les châtiments corporels ou l’humiliation ».





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