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Plusieurs lycéens blessés par des tirs de Flash-Ball

Plusieurs lycéens blessés par des tirs de Flash-Ball

LYCÉES – Des dizaines de lycées restaient perturbés ce mercredi 5 décembre dans la foulée des gilets jaunes, au troisième jour d’un mouvement de contestation contre les réformes dans l’éducation qui a fait plusieurs blessés.

Lors d’un blocage dans la matinée au lycée Simone de Beauvoir à Garges-les-Gonesse (Val-d’Oise), la situation a dégénéré entre des lycéens et les forces de l’ordre. Un élève de 17 ans a reçu un tir de Flash-Ball à la tête, mais son pronostic vital n’est pas engagé, indique France Bleu Paris.

Un autre lycéen a aussi été blessé dans la matinée devant le lycée Jacques-Monod à Saint-Jean-de-Braye, dans la banlieue d’Orléans, par un tir de lanceur de balle de défense (LBD, qui remplace le Flash-Ball dans l’équipement des policiers) et emmené à l’hôpital, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de la préfecture. Selon la préfecture du Loiret et le rectorat, contactés par l’AFP, « le jeune homme a été transporté à l’hôpital, son pronostic vital n’est pas engagé ».

Par ailleurs mardi, les parents d’une lycéenne de Grenoble ont porté plainte après que leur fille a été selon eux gravement blessée au visage par un tir de Flash-Ball au cours d’une manifestation, a-t-on appris mercredi auprès du parquet. Selon la famille de l’adolescente, qui a témoigné de l’incident au Dauphiné Libéré, la lycéenne âgée de 16 ans aurait été atteinte « par un tir de Flash-Ball venant d’une unité de CRS » aux prises avec de jeunes manifestants sur un carrefour du centre-ville.

Suite à la déposition du père de la jeune femme mardi soir au commissariat de Grenoble, le parquet a indiqué avoir saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour mener une enquête de flagrance et déterminer les circonstances de l’incident. « La jeune fille présente des blessures graves au visage qui vont occasionner une incapacité de travail supérieure à trois mois », a précisé à l’AFP Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble.

5% des lycées perturbés

Selon le ministère de l’Éducation nationale, mardi, 200 établissements, soit environ 5% des lycées français, avaient été perturbés ou bloqués.

La rue de Grenelle observe depuis le début de semaine « davantage de violences concentrées dans des grandes villes comme Marseille, Lyon, et dans une moindre mesure Bordeaux et Créteil ». C’est une « violence qu’on n’a jamais vue », a assuré le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer sur franceinfo.

« Des lycéens sont aujourd’hui à l’hôpital à cause des violences de policiers », a dénoncé Louis Boyard, à la tête du syndicat lycéen UNL, après avoir été reçu mercredi au cabinet de Jean-Michel Blanquer. Le gouvernement « a créé une colère dans les lycées, aujourd’hui lui seul peut l’apaiser en accédant à nos revendications. Il y aura des morts s’il ne fait rien », a-t-il redouté.

L’âpreté de cette mobilisation lycéenne, réveillée par la protestation des gilets jaunes, commence à inquiéter, alors que des syndicats lycéens appellent à maintenir la pression et à intensifier le mouvement jeudi par une « mobilisation générale » et vendredi avec une manifestation à Paris.

Perturbations, blocages: les rassemblements autour des lycées ont concerné une quarantaine d’établissements en banlieue parisienne, selon des sources concordantes. Certaines manifestations ont été émaillées par des incidents: feux de poubelles, barricades et quelques voitures brûlées ou dégradées, notamment.

Cocktails Molotov dans les Yvelines

Une trentaine de personnes ont été interpellées dans le Val-d’Oise, selon le parquet. Dix personnes l’ont été en Seine-Saint-Denis, où un véhicule a été incendié, selon la préfecture, et neuf autres en Essonne, notamment pour jets de projectiles à Bondoufle où une centaine de jeunes s’étaient réunis, selon des sources proches du dossier.

De violents incidents ont éclaté mercredi matin près de deux lycées de Mantes-la-Jolie (Yvelines) avec des jets de cocktails Molotov sur les forces de l’ordre et des bonbonnes de gaz lancées dans des poubelles en feu.

À Paris, quatre policiers ont été blessés et cinq personnes interpellées pour dégradations et jets de projectiles aux abords du lycée François-Villon (XIVe arrondissement), selon une source policière.

Des rassemblements ont également eu lieu dans les universités Paris 3-Censier et Paris-1 Tolbiac, signe d’une extension de la mobilisation lycéenne à des universités. À Tolbiac, l’assemblée générale des étudiants a voté la « poursuite du blocage du site » au moins jusqu’à vendredi.

À Marseille, une boutique de luxe a été dégradée et partiellement pillée en marge d’une manifestation lycéenne, a constaté un journaliste de l’AFP.

À Bordeaux, plus de 300 lycéens ont de nouveau manifesté dans le centre-ville mercredi, certains mettant le feu à quelques poubelles, avant d’être dispersés par les CRS, selon un journaliste de l’AFP.





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