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Pollution intérieure : quel impact sur le sommeil ?

Pollution intérieure : quel impact sur le sommeil ?

Fumée de cigarettes, désinfectants, produits de bricolage et de décoration, bois agglomérés, peintures, colles, produits d’entretien et cosmétiques, allergènes en tout genre, voici quelques-uns des produits toxiques que l’on respire chez soi. On recense en tout 900 substances chimiques émises dans nos maisons, rappelle l’Association santé environnement France (ASEF). Cette concentration en toxiques est renforcée par l’isolation actuelle des logements, et démultipliée par "l’effet cocktail".

Or, "cette pollution intérieure favorise le risque d’allergie et d’asthme, et peut donc perturber le sommeil par ce biais", indique le Dr Marie-Françoise Vecchierini, médecin hospitalier au Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu de Paris.

Echapper à cette pollution dans la chambre est pratiquement impossible, mais on peut limiter notre exposition en prenant certaines précautions.

9 moyens de limiter la pollution intérieure

  • Aérer tous les jours deux fois 15 minutes, été comme hiver.
  • Vérifier le bon fonctionnement du système de ventilation et le nettoyer régulièrement.
  • Éviter de fumer dans la chambre (et dans toute la maison).
  • Éviter les parfums d’ambiance : bombe aérosol, bougie parfumée, encens.
  • Limiter tous les nids à poussière : moquette, tapis, tentures, coussins, peluches.
  • Faire le ménage régulièrement, en privilégiant des produits naturels ou éco-labélisés.
  • Maintenir un taux d’humidité autour de 50 %.
  • En cas de travaux, privilégier les matériaux (peinture notamment) qui diffusent le moins de COV (indice A+ sur l’étiquette).
  • Privilégier les meubles en bois brut, non traité.

Air sec ou humide : est-ce important ?

Idéalement, le taux d’humidité doit se situer entre 40 et 50 %. "Trop sec, l’air est irritant au niveau du système respiratoire. Trop humide, il favorise le développement microbien et les moisissures", explique le Dr Marie-Françoise Vecchierini.

Si l’air est trop sec, on commence par vérifier son chauffage et l’on revoit son réglage à la baisse pour atteindre les 16 à 18 °C recommandés dans la chambre. Un petit bol d’eau (à changer régulièrement) placé sur le radiateur contribuera à humidifier l’air. Si c’est insuffisant, on peut recourir à un humidificateur, en veillant toutefois à contrôler régulièrement le taux d’humidité pour ne pas tomber dans l’excès inverse, et à nettoyer régulièrement l’appareil pour éviter le développement microbien.

Si l’air est trop humide (au-delà de 50 %), on commence par bien aérer sa chambre quotidiennement. On évite de faire sécher du linge dans la chambre et l’on vérifie le bon fonctionnement de la ventilation, notamment au niveau des fenêtres. Si ces mesures sont insuffisantes, un déshumidificateur d’air ou un absorbeur d’humidité peut s’avérer nécessaire. Mais si la chambre présente des signes d’infiltration (papier peint qui se décolle, peinture qui cloque, présence de moisi), il est indispensable de rechercher une éventuelle source d’infiltration pour résoudre le problème à la base.

A noter que le taux d’humidité se mesure facilement avec un hygromètre, petit appareil que l’on trouve aujourd’hui pour une quinzaine d’euros.

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