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Relève politique: une génération sans révélation évidente

C’était le raz de marée en 2015. Sur 246 parlementaires, soixante nouveaux ont franchi les portes du parlement fédéral pour la première fois il y a deux ans. A mi-législature, certains s’affirment avec des qualités que leurs pairs leur reconnaissent.

A ce jeu-là, forcément subjectif, deux nouveaux sortent du lot. La conseillère nationale Mattea Meyer (PS/ZH), «véritable moteur diesel», selon un camarade, a su apprivoiser l’austère Commission des finances pour y devenir une voix respectée. A 30 ans, cette jeune maman, produit de la Jeunesse socialiste, reçoit des louanges jusque dans les rangs de l’UDC: «Elle a une grande présence et sait se positionner.»


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Autre espoir, Manfred Bühler (UDC/BE), 38 ans, est parvenu à se profiler avec intelligence sur les dossiers phares de son parti. «Il est compétent, sympa et capable de nuances», reconnaît l’un de ses adversaires politiques. Seul problème pour son parti: l’avocat de Cortébert vise davantage une carrière cantonale que fédérale.

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Ayant accédé rapidement à la vice-présidence de leur parti respectif, Philippe Nantermod (PLR/VS) et Lisa Mazzone (Verts/GE) ont trouvé leur place sur le plan fédéral. Le Valaisan est apprécié au sein de son groupe mais il doit encore «apprendre à se canaliser et être capable de nuances», relèvent des anciens. La seconde, fortement sollicitée par les médias, court le risque d’agacer à terme. «Elle est porte-parole de tout, mais spécialiste de rien», lâche-t-on à gauche. Le conseiller national Thierry Burkart (PLR/AG) sort également de la mêlée. Très visible, il incarne la nouvelle aile ultralibérale du PLR.

Le conseiller national Laurent Wehrli (PLR/VD) et le sénateur Erich Ettlin (PDC/OW) sont vus comme des bûcheurs. Le syndic de Montreux ne déroge pas à son credo – pour le congé paternité par exemple – sans pour autant froisser son parti. Ce n’est pas un hasard s’il incarne aujourd’hui en Suisse romande la campagne contre l’initiative «No Billag». Erich Ettlin fait preuve d’une force de proposition remarquée, que ce soit sur la santé ou sur la cyberdéfense.

Deux personnalités sont encore évoquées pour leur activisme dans les coulisses de la politique fédérale. Le directeur de l’USAM Hans-Ulrich Bigler (PLR/ZH) pèse sur les questions économiques. Mais il ne semble pas à la hauteur des grandes espérances placées en lui. Cordialement détestée par nombre de ses pairs, Magdalena Martullo-Blocher (UDC/GR) est invisible en plénum, contrairement à son paternel. Elle existe en revanche en commission et dans les milieux économiques. «Totalement surfaite!» lâche un adversaire.





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