Accueil » Santé et Remise en forme » Soigner la dépression saisonnière – Planete sante

Soigner la dépression saisonnière – Planete sante

Soigner la dépression saisonnière - Planete sante

Un mal qui se soigne.

Les arbres ont bientôt perdu toutes leurs feuilles, le ciel devient désespérément gris, et la luminosité baisse en même temps que votre réserve de chocolat… Peut-être souffrez-vous de dépression saisonnière? Ce mal n’a rien d’un mythe. Il est même répertorié dans le manuel de diagnostic des troubles mentaux américain, le fameux DSM-5 (Diagnostic Manual of Mental Disorders). Cette forme de dépression particulière est assez fréquente, puisqu’elle touche 2 à 3% de la population. Environ 10% des personnes concernées présentent les mêmes symptômes, mais de façon atténuée. Sans qu’on sache expliquer pourquoi, les femmes y sont plus sujettes que les hommes.

La dépression saisonnière se traduit par une humeur dépressive, de la tristesse, par une baisse d’énergie, un manque de plaisir dans la réalisation des activités habituelles, des difficultés de concentration, et une anxiété assez marquée. Deux symptômes typiques distinguent toutefois la dépression hivernale des formes plus classiques. Les personnes touchées ont tendance à manger davantage et de manière compulsive, avec des envies irrépressibles d’aliments sucrés. Dans 70 à 80% des cas d’ailleurs, ces comportements entraînent une prise de poids, indique la Revue médicale suisse. On constate aussi des besoins de sommeil plus importants durant cette période de l’année.

Ces épisodes dépressifs débutent généralement entre septembre et décembre et se poursuivent jusqu’au retour du printemps, entre mars et avril de l’année suivante. Le retour de la belle saison est en effet marqué par une rémission complète, c’est-à-dire par la disparition de symptômes. C’est souvent vécu comme une renaissance. Entre mai et août, le moral est au beau fixe. Parfois même, le contraste est fort: l’humeur sombre fait place à une grande excitation et une énergie débordante.

La baisse de luminosité qui intervient dans le courant de l’automne est la principale cause de la dépression saisonnière. Non seulement la luminosité extérieure en hiver est plus faible qu’en été, mais en plus nous sommes davantage exposés durant cette période à un éclairage artificiel, plus faible que celui de la lumière extérieure, puisqu’il oscille entre 50 et 500 lux (unité mesurant l’éclairement lumineux). En hiver, le soleil émet entre 10’000 et 20’000 lux, contre 50’000 à 100’000 lux en été.

Luminothérapie

Pour contrer les symptômes d’une dépression saisonnière, la luminothérapie est le traitement de choix. Il consiste à s’exposer à une lampe (ou à un casque à visière) qui simule un ensoleillement extérieur. La lampe génère donc une lumière blanche d’une intensité moyenne entre 2500 et 10’000 lux, de quoi garantir une exposition suffisante à la lumière. Le médecin –pour autant que le diagnostic de dépression saisonnière ait été posé– affinera le traitement en fonction des besoins de son patient (intensité lumineuse, temps et moment d’exposition, etc.). La luminothérapie est jugée efficace, puisqu’on estime entre 60 et 90% ses chances de succès. Mais parfois, elle ne suffit pas et doit être soutenue par une psychothérapie ou des médicaments (antidépresseurs par exemple). Dans tous les cas, le maintien d’une bonne hygiène de vie (grand air, activité physique, alimentation équilibrée, etc.) est bénéfique.

________

Paru dans le Quotidien de La Côte le 22/11/2017.





Retrouvez cet article sur :
http://www.planetesante.ch/Magazine/Psycho-et-cerveau/Deprime-hivernale/Soigner-la-depression-saisonniere

Voir Aussi

Polyarthrite rhumatoïde : attention au surpoids et à l’obésité

D’après une nouvelle étude américaine, les patients qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde auraient moins de …