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Sport – «C’est le jour le plus triste de ma vie en Suisse»

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Promu en LNA au terme de la saison 2001-2002 avec le Genève-Servette HC, Chris McSorley a très vite fait connaissance avec le HC Davos d’Arno Del Curto, qui a annoncé mardi matin son retrait de la première équipe du club grison, après 22 ans passés à sa barre. Une belle rivalité est née des premières rencontres McSorley-Del Curto, cultivée dans le plus profond respect l’un envers l’autre par les deux coaches emblématiques de leurs clubs respectifs.

Chris McSorley, qui se déplace mardi soir à Langnau dans le cadre des quarts de finale de la Coupe de Suisse et dont l’équipe sera la première, ce vendredi, à se déplacer en terres grisonnes pour y affronter un HC Davos dirigé par un autre entraîneur qu’Arno Del Curto. L’Ontarien de 56 ans, forcément, est tout sauf insensible au départ de son collègue. Dans son style percutant inimitable, il nous livre son sentiment à chaud.

Chris McSorley, comment avez-vous réagi à l’annonce du retrait d’Arno Del Curto?
J’étais choqué en apprenant la nouvelle. Pour tout vous dire, c’est le jour le plus triste depuis que je suis arrivée en Suisse.

A ce point-là?
Oui. Arnaud est une personnalité phénoménale, ainsi qu’un coach et motivateur immense. Notre relation personnelle était très profonde et notre relation professionnelle très respectueuse. C’est triste, car nous perdons un collègue d’une très grande valeur.

Voilà de longues années qu’il était en place. Vous qui le connaissez bien, avez-vous l’impression que sa flamme avait un peu diminué, ce qui pourrait expliquer son début de saison difficile?
Absolument pas. Aucune chance. Il est le professionnel ultime. En tant que coach, avec les années, vous ne vieillissez pas. Vous devenez meilleur. Est-ce que vous virez votre banquier ou votre assureur parce qu’il atteint la soixantaine?

Quelle explication donneriez-vous alors à ce départ manqué?
Il n’a pas eu les «chevaux» dont chaque bon entraîneur a besoin pour réussir. Un coach est seulement aussi fort que son équipe. Il avait la lourde tâche d’extraire de ce groupe de joueurs des performances bien au-dessus de leur niveau. S’il avait eu à sa disposition la qualité des équipes qu’il avaient dirigées par le passé, il serait premier du classement!

Qu’est-ce qui rendait les affrontements avec ses équipes de Davos aussi spéciaux?
Le fait que ses équipes vous arrivaient toujours dessus avec une force maximale. Chaque match contre eux était un défi gigantesque. Arno est un tacticien immense et ses équipes étaient toujours prêtes. Il a toujours mis tant d’énergie dans son coaching. Personne n’a autant de titres que cet homme. Il a été l’atout le plus fort et l’identité-même du HCD.

Quels souvenirs retenez-vous particulièrement de vos affrontements?
Il y en a énormément. Certains sont d’ailleurs très douloureux, parce qu’ils se sont soldés par une défaite face à lui. Mais j’ai le sentiment que nous ne l’avons pas vu pour la dernière fois. Arno est rempli du feu sacré et on pourrait bien le voir revenir.


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