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Sport – «Je n’aime pas faire la guerre à une autre fille»

20 minutes - «Je n

Cinquième du slalom à Kilington, deuxième et troisième en descente à Lake Louise, Michelle Gisin est revenu d’Amérique du Nord avec de beaux résultats et le plein de confiance. Deuxième du classement général de la Coupe du monde derrière l’intouchable Mikaela Shiffrin, l’Obwaldienne aborde les épreuves de Saint-Moritz libérée, un an après avoir terminé deuxième du super-G, ici même, derrière Jasmine Flury. La championne olympique du combiné est si heureuse de retrouver cette station des Grisons qui avait aussi fait d’elle la dauphine de Wendy Holdener aux Mondiaux de 2017

Vous restez sur de belles performances avec deux podiums lors de la tournée américaine: vous skiez toujours sur un nuage?

Oui, c’était super, je suis tellement contente. Non seulement mon slalom était parfait, mais je ne pensais pas que j’allais skier aussi bien en descente à Lake Louise. Après une saison incroyable en vitesse, mes attentes étaient moins élevées cet hiver, en pensant que j’avais été bien payée jusque-là. Mais non, c’est incroyable, je suis vraiment satisfaite.

Deuxième et troisième au Canada, vous n’êtes plus très loin du succès. C’est pour bientôt?

J’espère! Si on ne parle pas du géant, la descente est la discipline où j’ai le plus de potentiel. Pour moi, la descente, c’est la liberté, j’adore. J’y mets tout mon coeur. Je commets encore des fautes mais de moins en moins, c’est vrai. Le succès? Ça viendra quand ça viendra! Mais si je peux déjà skier comme ça régulièrement, c’est déjà une victoire pour moi. S’il y a une autre fille, comme Nicole Schmidhofer à Lake Louise qui skie plus vite que moi, c’est qu’elle l’a bien mérité. J’adore d’ailleurs la voir skier

«Pour moi, la descente, c’est la liberté, j’adore»


On vous sent tellement épanouie, quel est votre secret?

J’ai une assez belle médaille d’or à la maison et ça aide beaucoup! (elle rit) J’en avais tellement rêvé quand j’étais gamine de cette médaille d’or olympique qu’elle ne me met aucune pression. Au contraire, elle me libère. Cela me pousse même à en vouloir encore plus, à toujours m’améliorer et quelque chose me dit que je suis sur le bon chemin.

Il y avait déjà eu une médaille d’argent ici à Saint-Moritz, aux Mondiaux en 2017

La médaille d’argent m’a aussi aidé à devenir plus tranquille l’an passé, de décrocher ce titre incroyable aux Jeux olympiques. C’était tellement beau de vivre ça, toute cette émotion. C’est tout cela qui me donne cette légèreté aujourd’hui.

«J’ai une assez belle médaille d’or à la maison et ça aide beaucoup!»


Les Championnats du monde d’Åre, c’est encore loin où ils sont déjà un peu dans votre tête?

C’est encore très loin même si je suis en train d’apprendre à parler le suédois. La Norvégienne Ragnhild Mowinckel me donne un coup de main dans la mesure où les deux langues se ressemblent un peu. Mais depuis deux à trois mois j’ai l’impression de ne pas trop m’améliorer, il faut que je m’y remette. Pour répondre à votre question, je ne me mets aucune pression. Cela n’a pas lieu à la maison et ce ne sont pas des JO, alors on verra bien.

En attendant, vous revoilà à Saint-Moritz, pour disputer un super-G ce samedi et un slalom parallèle dimanche. Cette compétition est nouvelle en Coupe du monde, qu’en pensez-vous?

Tout le monde sait que ce n’est pas vraiment ma discipline préférée, que j’étais plus favorable à garder le combiné au programme. Comme j’adore le ski, je suis surtout heureuse quand je peux profiter d’une piste pour moi-même. Alors peut-être que le parallèle est une discipline sympa et intéressante avec beaucoup de tension, mais si je me réjouis d’essayer à nouveau, je n’aime pas trop faire la guerre avec une autre fille à côté de moi. Je n’aime pas gagner contre quelqu’un, je préfère performer seule.

«Je suis surtout heureuse quand je peux profiter d’une piste pour moi-même»


Le fait d’être une polyvalente et de jouer sur plusieurs tableaux est-il pour vous un avantage ou il y a-t-il un risque de laisser de l’influx dans chaque discipline?

Il y a le pour et le contre dans toutes les disciplines. Mais jusqu’à maintenant, je ne retiens que des bonnes choses importantes. Alors que certaines filles n’ont débarqué à Lake Louise qu’avec uniquement des entraînements dans les jambes, moi j’étais sans stress avec déjà quatre courses derrière moi. J’ai pu skier librement. Et puis si ça ne marche pas trop d’un côté, je peux changer et passer à autre chose. Le programme est intensif, c’est vrai, mais je n’ai pas dormi cet été, j’ai beaucoup travaillé, je suis prête physiquement.

Résultats/Classements

(nxp)





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