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Technologie – Swisscom prépare le RCS, successeur du SMS

20 minutes - Swisscom prépare le RCS, successeur du SMS

Le SMS a connu son sommet en Suisse en 2011, avec plus de 8,1 millions de messages envoyés chaque jour. Avec l’apparition de rivaux tels que WhatsApp, il n’a cessé de perdre de son aura. En 2017, seuls 3,2 millions de SMS se sont échangés quotidiennement.

Swisscom prépare le terrain au successeur, le «Rich Communication Services», ou RCS, qui pourrait être lancé cette année déjà, rappelle le Tages-Anzeiger.

La future technologie peut envoyer des messages et du contenu multimédia comme de la vidéo, à un utilisateur ou à un groupe. Elle permet également de recevoir un accusé de réception ou encore de savoir si son correspondant est en train d’écrire. Autant de fonctions déjà largement présentes dans WhatsApp qu’entend concurrencer le RCS.

Google rejoint l’alliance

L’opérateur s’assurera de l’interopérabilité du nouveau venu. «On pourra envoyer un message sans se soucier de savoir si son répondant utilise le RCS. Si ce n’est pas le cas, le message sera converti en SMS» , a souligné le porte-parole Armin Schädeli. Le géant bleu vise très clairement la clientèle professionnelle. «Le RCS va créer un nouvel écosystème pour les entreprises.»

Le nouveau standard est développé depuis 2012 par GSMA , l’association qui représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde entier. Il vient de recevoir un gros coup de pouce de la part de Google. Le groupe a décidé en avril 2018 de le soutenir et de l’intégrer dans Android, son système d’exploitation qui équipe 88% des smartphones sur la planète.

Salt et Sunrise attentistes

Google a donc décidé d’abandonner ses propres velléités de concurrence et de rejoindre le conglomérat qui lutte contre la suprématie de WhatsApp. Pas de quoi pousser les autres opérateurs suisses à adopter le futur standard. Sunrise va examiner le RCS mais ne donne aucune date pour son adoption, a ajouté sa porte-parole Séverine de Rougemont.

Salt se dit prêt à fournir le service dès que la demande se fera sentir. «Mais nous misons plutôt sur le succès croissant d’applications comme Telegram ou WhatsApp», a souligné son porte-parole Benjamin Petrzilka.

Pas de cryptage

L’alliance des opposants à WhatsApp souffre d’une absence de poids dans ses rangs. Apple n’a en effet pas daigné les rejoindre pour le moment et rien ne dit que le groupe de Cupertino ne le fasse. Car le successeur du SMS a un gros défaut: il envoie des données non-cryptées entre ses utilisateurs, ce qui va à l’encontre de la politique de la marque à la pomme.

Un défaut qui pourrait être fatal au RCS, ainsi que le résume le critique technologique réputé Walt Mossberg sur Twitter. «Google construit un système de messagerie non-sécurisé et contrôlé par des opérateurs qu travaillent main dans la main avec des gouvernements au moment où le public s’inquiète plus que jamais de la collecte et du vol de données.»

(nxp)





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