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Une alerte lancée sur un produit utilisé en dialyse

Une alerte lancée sur un produit utilisé en dialyse

Selon une étude, présentée le 3 octobre lors du congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT) révélée par Le Monde ce 4 décembre, les patients traités avec un liquide de dialyse – ou dialysat – au citrate présenteraient une surmortalité de 40 % par rapport à ceux traités avec d’autres produits plus anciens, comme ceux à l’acétate ou à l’acide chlorhydrique. Ce mercredi 5 décembre, un jour après les révélations du quotidien, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a ainsi convoqué d’urgence une réunion autour de ce traitement.

47 000 personnes atteintes d’insuffisance rénale

« Des centaines de personnes dialysées pourraient avoir perdu la vie prématurément », estime Le Monde. Selon le quotidien, en France, 47 000 personnes souffriraient d’insuffisance rénale terminale. Ce trouble du fonctionnement des reins, due à une destruction progressive et irrémédiable des canaux qui constituent ces organes, nécessite un traitement qui débarrasse le sang des déchets indésirables accumulés dans le corps. La dialyse est ainsi la solution qui assure le mieux possible le remplacement du fonctionnement des reins.

Toujours d’après le journal français, les patients « entrent en dialyse à l’âge moyen de 70 ans, avec souvent d’autres maladies associées ». Leur survie serait d’environ cinq ans. Et parmi eux, plus de 20 % sont traités avec un dialysat au citrate. Le produit a par ailleurs été mis sur le marché en 2012.

Une sous-déclaration des incidents

L’étude présentée le 3 octobre n’a pas encore été publiée, et n’a pas non plus été transmise à l’ANSM qui « s’étonne qu’aucun professionnel de santé n’ait songé à [la] saisir ». L’agence a finalement été informée par l’Association de patients des maladies rénales, greffe et dialyse Renaloo fin novembre, d’où cette réunion d’urgence. « L’importance des résultats présentés amène l’ANSM à réunir l’ensemble des parties prenantes », a indiqué dans un mail cité par Le Monde l’ASNM. Cette dernière a ainsi rassemblé « l’ensemble des parties prenantes » pour « engager une contre-expertise » et éventuellement réfléchir à un « plan d’action ».

« Les professionnels de santé ont obligation de prévenir les agences sanitaires de tout incident à risque élevé », rappelle l’agence. Cette alerte illustre la « sous-déclaration notoire des effets indésirables des produits », estime-t-elle.

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