samedi , 20 avril 2019
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Accusée de partialité, la télévision nationale serbe ciblée par des manifestants



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À Belgrade, l’opposition manifeste depuis décembre accusant le président Aleksandar Vucic de dérives autoritaires. Un groupe de protestataire est parvenu à entrer samedi dans le bâtiment de la télévision nationale.

Des milliers d’opposants se sont rassemblés, dimanche 17 mars, autour de la présidence serbe à Belgrade pour protester contre le chef de l’État, Aleksandar Vucic, qu’ils accusent d’autoritarisme et de museler les médias. La veille au soir, un groupe d’opposants était parvenu à faire irruption dans le bâtiment de la télévision nationale (RTS). Ils ont exigé de s’adresser à l’antenne à la population, selon des images diffusées en direct.

Parmi les quelques dizaines d’opposants entrés dans la RTS se trouvaient plusieurs leaders de l’opposition, notamment l’ancien maire centriste de Belgrade, Dragan Djilas, et un responsable et député d’un parti d’extrême droite souverainiste, Bosko Obradovic, selon des images diffusées par la chaîne privée N1. Ils accusent la RTS d’être inféodée au pouvoir et réclament d’y bénéficier de plus de temps d’antenne.

Dans une déclaration diffusée par la RTS, le ministre l’Intérieur Nebojsa Stefanovic a dénoncé l’infiltration dans les locaux de la télévision nationale. Selon les images de N1, peu avant 22 h, des policiers avaient entrepris d’évacuer les opposants.

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Les Serbes dans la rue contre la dérive autoritaire d’Aleksandar Vucic

Auparavant, comme chaque semaine, des milliers de personnes avaient défilé dans le calme dans le centre de Belgrade. Les manifestants se mobilisent aussi dans des dizaines d’autres villes réclamant la démission des dirigeants de la RTS. Ces protestations ont commencé il y a plus de trois mois en réaction à la brutale agression du chef de la Gauche de Serbie, Borko Stefanovic, survenue le 23 novembre dernier.

L’opposition manifeste tous les samedis depuis le 8 décembre pour dénoncer les dérives autoritaires du président Aleksandar Vucic, ultranationaliste devenu pro-européen, qui rejette ces accusations.

L’an dernier, la Commission européenne avait exprimé des inquiétudes sur la liberté des médias en Serbie, accusations également rejetées par le président, qui entend conduire son pays à l’adhésion à l’UE.

Avec AFP




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