mardi , 2 juin 2020
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À Argenteuil, des tensions éclatent après la mort d’un jeune à moto

AFP

Des tensions ont éclaté ce dimanche 17 mai au soir à Argentueuil, après la mort d’un jeune à moto la veille à proximité d’une voiture de police. Quelques semaines plutôt, des tensions similaires avaient eu lieu à Villeneuve-la-Garenne (en photo), après un accident.

FAITS DIVERS – De brèves échauffourées ont éclaté dimanche 17 mai au soir à Argenteuil (Val-d’Oise) au lendemain de la mort d’un homme de 18 ans dans un accident de moto-cross à proximité d’une voiture de police, a constaté une journaliste de l’AFP.

Des abribus saccagés et des poubelles incendiées témoignaient des tensions dans le quartier de la ville d’où était originaire le jeune conducteur. Déployées en nombre, les forces de l’ordre ont notamment fait usage des lacrymogènes pour disperser de petits groupes d’habitants.

Vers minuit, le calme était revenu mais le quartier restait quadrillé par les forces de l’ordre.

 

Plus tôt dans la journée, le parquet de Pontoise a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l’accident qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. Il est décédé de ses blessures dimanche matin à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Deux versions sur l’implication des policiers

Au moment de l’accident, une équipe de la Brigade anticriminalité (BAC) circulait dans ce même quartier pavillonnaire et a “croisé” le jeune homme sur son moto-cross, a indiqué une source policière, qui assure toutefois qu’il n’y a eu aucune tentative de contrôle ou d’interpellation.

“Les policiers n’avaient ni gyrophare ni pare-soleil de police et ne comptaient pas le contrôler mais peut-être que le jeune homme les a identifiés et a paniqué”, a affirmé cette source. Selon une source au Parisien, le jeune homme aurait “perdu le contrôle” de sa moto, avant de percuter deux véhicules stationnés et un poteau.

Une version récusée par des habitants rencontrés par l’AFP dans l’après-midi et qui ont tous accusé la police d’être responsable de l’accident. Un témoin qui ne s’est identifié que par son prénom, Abou, a ainsi affirmé que “le pare-chocs de la voiture de la police a été percuté. On lui a fait peur, c’est pour ça qu’il est monté sur le trottoir, on lui a barré la route”, selon ce jeune homme qui affirme qu’il se trouvait plus bas dans la rue au moment de l’accident.

L’hypothèse où les policiers auraient “coupé la route” au jeune homme est aussi évoquée par des proches et des habitants, interrogés par Le Parisien. “Il n’a pas pu entrer dans le poteau seul. Il y a des voitures garées partout, c’est impossible!”, s’énerve l’un d’entre eux. 

Le maire LR de la ville Georges Mothron a lui déploré un “drame” qui “vient rappeler tristement que la pratique inconsciente de la moto contre laquelle nous avons lutté durant le confinement met en danger des vies.”

 




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