vendredi , 11 décembre 2020
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à un mois de l’échéance, des divergences toujours persistantes autour d’un accord


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Le négociateur en chef de l’UE avec le Royaume-Uni, Michel Barnier, a informé mercredi les États membres que des divergences persistaient dans les discussions avec Londres sur les relations post-Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, à un mois de la fin de la période de transition.

Le temps presse et l’accord sur le Brexit semble toujours dans l’impasse. Le négociateur en chef de l’UE avec le Royaume-Uni, Michel Barnier, a affirmé, mercredi 2 décembre, aux États membres qu’un accord commercial avec Londres restait toujours incertain, à un mois de la fin de la période de transition post-Brexit, selon des sources européennes. « Nous approchons rapidement du moment où ça passe ou ça casse », a affirmé un diplomate européen. « Ce matin, la capacité des négociateurs à surmonter » leurs divergences « n’est toujours pas claire », a-t-il ajouté.

« Michel Barnier ne peut pas dire si les conditions pour un accord seront réunies dans les prochains jours », a renchéri une deuxième source, affirmant que les 36 prochaines heures, jusqu’à jeudi soir, seraient décisives. Il ne reste à Londres et Bruxelles que très peu de temps pour s’entendre sur un texte qui entrerait en vigueur le 1er janvier prochain, quand le Royaume-Uni, qui a officiellement quitté l’UE le 31 janvier dernier, cessera définitivement d’appliquer les normes européennes.

Les discussions, entamées en mars, butent toujours sur trois points : l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées aux Britanniques en matière de concurrence et la manière de régler les différends dans le futur accord. Sans accord à cette date pour régir leur relation, les deux parties échangeront en suivant les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane ou de quotas, courant le risque d’un nouveau choc économique s’ajoutant à celui provoqué par l’épidémie de Covid-19.

Une « frustration » face au blocage

Les négociations ont repris à Londres ce week-end et doivent se poursuivre mercredi et jeudi. Selon plusieurs sources européennes, les ambassadeurs de quelques États membres ont fait part à Michel Barnier d’une certaine « frustration », voire d’une « nervosité » face au surplace dans les négociations, en particulier les États les plus concernés par un accord sur la pêche avec le Royaume-Uni (France, Danemark, Pays-Bas ou Belgique).

Ces États craignent que l’UE n’accorde trop de concessions aux Britanniques afin de conclure enfin un accord. Ces mêmes sources ont affirmé que les 27 préféraient prendre le temps de négocier « un bon accord » sans se laisser presser par un calendrier qui semble de plus en plus intenable.

> À lire aussi : Brexit : les points de blocage avant le dernier round de négociations

Avec AFP


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