vendredi , 25 septembre 2020
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après le feu, le chaos


Après l’incendie qui a ravagé le camp de migrants et réfugiés de Moria, sur l’île de Lesbos, Efimerida Ton Syntakton s’interroge sur l’avenir des quelque 13 000 personnes qui y résidaient. Car si la solidarité s’organise, elle semble être insuffisante face au chaos.

Un seul mot barre la une du journal Efimerida Ton Syntakton le 10 septembre 2020, sur une photo du camp de migrants et réfugiés de Moria, à Lesbos : “Crime”.

Le quotidien de gauche fustige les autorités et l’Union européenne qui ont “laissé ce centre d’accueil de 3 000 places accueillir trois fois sa capacité. Au point que des milliers d’enfants, d’adolescents et de familles tentaient de survivre sans accès à l’eau potable, sans électricité et en proie à des violences en tout genre.”

L’article principal revient sur les départs de feu qui, aidés par les vents violents, ont ravagé intégralement “cette jungle” :

Maintenant, après le feu, c’est le chaos. Des milliers de personnes dorment par terre, dans la rue, encerclées par des forces de l’ordre qui ne les laissent pas rejoindre le reste de l’île ou le port de Mytilène. Certes, une vingtaine d’entre eux, contrôlés positifs au Covid-19, errent toujours dans la nature. L’île a été placée en état d’urgence, mais cela justifie-t-il d’abandonner ces milliers d’âmes venues chercher un meilleur avenir et tombées dans l’enfer de l’Europe ?” 

Source

Le “Journal des rédacteurs” est né de la crise économique en Grèce. Il a en effet été fondé en 2011 par les journalistes du quotidien Eleftherotypia, qui, en pleine faillite, fermait alors ses portes. Chacun d’entre eux a investi de

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