vendredi , 25 septembre 2020
Accueil » Actualité » Arancha Gonzalez Laya : « Aujourd’hui, on gère le Covid-19 de façon plus chirurgicale »

Arancha Gonzalez Laya : « Aujourd’hui, on gère le Covid-19 de façon plus chirurgicale »


Publié le :

La seconde vague de coronavirus, un nouveau pacte migratoire, des sanctions européennes contre les pays tiers mais aussi les relations entre l’Espagne et le Royaume-Uni : voici autant de questions sur lesquelles la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, s’exprime.

« Pas les seuls dans la seconde vague » de Covid-19

Le coronavirus reprend de l’ampleur dans plusieurs pays européens, et notamment en Espagne. « Nous ne sommes pas les seuls dans la seconde vague », précise la ministre espagnole des Affaires étrangères. Et elle poursuit : « Nous sommes peut-être déjà en tête du peloton, mais la différence c’est qu’on est mieux préparés. Cela ne se traduit pas par une crise hospitalière et les taux de mortalité restent limités. »

La question migratoire, « une affaire européenne »

L’Espagne est, par ailleurs, confrontée à un afflux de migrants algériens sur son territoire. « Ce n’est pas seulement une affaire entre Espagnols et Algériens mais une affaire européenne », estime Arancha Gonzalez Laya.

Cette situation intervient dans un contexte particulier, alors que la Commission européenne a présenté cette semaine un nouveau pacte migratoire très débattu. « C’est un point de départ, on n’est pas pleinement satisfait », déclare la cheffe de la diplomatie espagnole. « Nous sommes un gouvernement progressiste qui veut respecter ses obligations internationales. »

Point sur les sanctions extérieures de l’Union européenne

Avant le sommet des 1er et 2 octobre, Arancha Gonzalez Laya se prononce sur les sanctions extérieures : « L’Espagne veut un dialogue entre Grèce et Turquie, et non des actes unilatéraux pour délimiter les eaux territoriales. Il faut une solution négociée. Sur la Biélorusse, il y a consensus des Européens contre le régime de Loukachenko, avec des sanctions ciblées. Un État membre (Chypre) fait un lien entre le moment d’imposer les sanctions à la Biélorussie et celles contre le Turquie : mais c’est une question de date sur la Biélorussie et non de principe. »

La ministre s’inquiète aussi du sort de Gibraltar, au sud de l’Europe, alors que les négociations commerciales du Brexit piétinent « du fait des britanniques ».

Une émission préparée par Isabelle Romero.


Retrouvez cet article sur : AFP