mercredi , 23 septembre 2020
Accueil » Actualité » Au Monténégro, des électeurs divisés appelés aux urnes pour un scrutin législatif serré

Au Monténégro, des électeurs divisés appelés aux urnes pour un scrutin législatif serré


Publié le :

Les Monténégrins se rendent aux urnes dimanche pour des élections parlementaires. Le résultat du scrutin déterminera l’avenir politique du président Milo Djukanovic, qui dirige le Monténégro depuis la désintégration de la Yougoslavie en 1990.

Les Monténégrins ont commencé à se rendre aux urnes, dimanche 30 août, pour des élections parlementaires à l’occasion desquelles ni le parti pro-occidental, installé de longue date au pouvoir, ni une alliance concurrente pro-serbe et pro-russe, ne semblent en mesure de rallier une majorité de sièges.

Le résultat du scrutin déterminera l’avenir politique du président Milo Djukanovic. C dernier préside le Parti démocrate des Socialistes (PDS) et dirige le Monténégro depuis la désintégration de la Yougoslavie en 1990.

Résolument pro-occidental, Milo Djukanovic a présidé aux efforts du pays pour se porter candidat à l’Union européenne et a joué un rôle clef dans son intégration au sein de l’Otan en 2017.

Le PDS face à une alliance de partis nationalistes serbes

Selon le centre de Surveillance et de Recherche (Cemi), le taux de participation s’établissait à 54,1% à 13 h, en hausse par rapport aux 39,9% enregistrés lors des précédentes élections, il y a quatre ans.

L’élection oppose le PDS à une alliance constituée principalement de partis nationalistes serbes, « Pour le futur du Monténégro », qui plaide pour resserrer les liens du pays avec la Serbie et la Russie.

Emmenée par le professeur universitaire Zdravko Krivokapic, l’alliance a la soutien de la puissante Église orthodoxe serbe, qui organise des manifestations quotidiennes contre une loi adoptée en décembre dernier autorisant la saisie par l’État de biens religieux dont l’appartenance ne peut pas être prouvée.

Les Monténégrins qui s’identifient comme Serbes représentent environ un tiers des 620 000 habitants du pays.

En 2016, une tentative de renverser le gouvernement

Lors des précédentes élections de 2016, les autorités avaient déjoué une tentative par des agents russes et un groupe de nationalistes serbes visant à renverser le gouvernement, assassiner Milo Djukanovic et mettre un coup d’arrêt au processus d’accession à l’Otan.

Moscou a plusieurs fois nié toute implication, qualifiant ces accusations d' »absurdes ». Des dirigeants de l’opposition et des organisations de défense des droits de l’homme et de la démocratie accusent Milo Djukanovic et son parti de diriger le pays comme leur propre fief avec des liens avec le crime organisé.

Ces derniers rejettent ces accusations et Milo Djukanovic, qui remettra son mandat de président en jeu en 2023, accuse la Russie et la Serbie d’utiliser l’Église et l’opposition pro-serbe pour remettre en question l’indépendance du pays.

Avec Reuters


Retrouvez cet article sur : AFP