jeudi , 14 novembre 2019
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Brexit : « La seule solution à la crise politique est un second référendum »


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Le député britannique Dominic Grieve vient d’être expulsé du Parti conservateur avec 21 autres collègues pour avoir voté contre Boris Johnson afin de bloquer une sortie sans accord. Dans un entretien à France 24, le parlementaire estime que les Britanniques doivent connaître les conséquences d’un « no deal ».

Rebelle conservateur et europhile convaincu, le député britannique Dominic Grieve s’est vu limogé du Parti conservateur pour avoir voté contre Boris Johnson afin de bloquer une sortie de l’Union européenne sans accord.

Avant son éviction, il a obtenu que le gouvernement publie des documents concernant l’impact d’un « no deal » ainsi que les échanges, y compris privés (sur WhatsApp, Telegram ou Signal) concernant la suspension du Parlement.

Dans un entretien accordé à France 24, le député de Beaconsfield estime qu’il était essentiel que l’opinion publique connaisse les conséquences « catastrophiques » d’une sortie de l’Union européenne sans accord « sur les entreprises ou les médicaments », notamment.

Boris Jonhson, pas un bon Premier ministre

Le député britannique assure, en outre, que les raisons invoquées par le gouvernement concernant la suspension du Parlement ne sont pas les vraies motivations. Selon lui, le Parlement n’a pas été suspendu en raison de la période des congrès des partis mais bien pour empêcher les députés de siéger en cette période de crise politique majeure.

Dominic Grieve est également revenu sur la personnalité de Boris Johnson. Un homme « charismatique avec un pouvoir d’attraction sur les foules parce qu’il les fait rire ». Selon lui, « il a gagné Londres pour les conservateurs aux travaillistes et l’a bien dirigé pendant huit ans. Mais ses atouts ne se traduisent pas bien pour les postes ministériels. La personnalité et le caractère de Boris Johnson ne sont pas les bons pour être Premier ministre. Il a la réputation de ne pas dire la vérité. »

Et de conclure, « je ne suis pas optimiste sur le fait qu’il soit possible de trouver un accord que le Parlement veuille. La seule solution est un second référendum. »

Une émission préparée par Isabelle Romero, Mathilde Benezet et Céline Schmitt.


Retrouvez cet article sur : AFP