mardi , 21 janvier 2020
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Carlos Ghosn a fui le Japon dans cette malle, selon le « Wall Street Journal »

ASSOCIATED PRESS

Carlos Ghosn quittant le centre de détention de Tokyo, le 25 avril 2019

JUSTICE – Alors que les détails autour de la fuite de Carlos Ghosn du Japon vers le Liban restent encore flous, le Wall Street Journal affirme savoir exactement comment le magnat de l’automobile déchu a pu passer inaperçu et s’envoler.

Le quotidien américain publie ce samedi 4 janvier une photo de la malle dans laquelle Ghosn se serait caché au cours de sa fuite, qu’il assure avoir organisée “seul”. 

L’ancien patron de Renault-Nissan, âgé de 65 ans, “a été glissé à bord d’un jet privé dans une grande malle noire, habituellement utilisée pour transporter du matériel audio”, ont affirmé des sources proches d’une enquête menée par la Turquie. 

Photo à l’appui, le Wall Street Journal assure que la malle en question a été perforée sur la partie inférieure pour permettre à Ghosn de respirer durant l’opération.

L’entourage de Ghosn dément 

Cette piste rejoint celle exposée par l’agence de presse Kyodo News qui avait assuré que Ghosn avait pu s’enfuir en se cachant dans une caisse d’instrument de musique grâce à une opération menée par deux agents affiliés à des compagnies de sécurité privées, dont un ancien Marine américain, qui se seraient fait passer pour des musiciens. Une source dans l’entourage de Ghosn a plusieurs fois démenti le recours à une caisse d’instrument.

Détenteur des passeports libanais, français et brésilien, Ghosn est poursuivi pour malversations financières au Japon et y était assigné à domicile dans des conditions très strictes. Il est arrivé lundi au Liban dans des circonstances très floues.

Jeudi une perquisition a eu lieu à son domicile à Tokyo, alors que sept personnes, dont quatre pilotes, ont été interpellées en Turquie dans le cadre d’une enquête ouverte pour comprendre comment il a pu rallier le Liban en transitant par Istanbul.

Le parquet général libanais a par ailleurs reçu jeudi une “notice rouge” d’Interpol. Ces avis de recherche internationaux sont lancés sur demande des pays membres. Il n’existe toutefois pas d’accord d’extradition entre le Liban et le Japon.

Même l’avocat japonais de Ghosn ne comprend pas la situation 




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