mardi , 28 janvier 2020
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Cette théorie folle sur l’évasion de Carlos Ghosn démentie par son entourage

JIJI PRESS via Getty Images

Carlos Ghosn, ici à Tokyo le 25 avril 2019.

CARLOS GHOSN – Après la fuite retentissante de Carlos Ghosn du Japon vers le Liban lundi 30 décembre, une folle théorie a été développée par une chaîne de télévision libanaise, MTV Lebanon. La voici: l’ex-PDG de Renault-Nissan aurait fui le Japon caché dans une caisse d’instrument de musique.

Selon MTV, un groupe de musiciens serait venu chez Carlos Ghosn à Tokyo pour animer un dîner. À la fin de celui-ci, la chaîne de télévision raconte que Carlos Ghosn se serait caché dans l’une des caisses destinées à ranger les instruments, avant de quitter le Japon dans celle-ci via un aéroport local.

Si ce scénario rocambolesque a rapidement enflammé les réseaux sociaux, une source dans l’entourage de l’ancien dirigeant d’entreprise a démenti sa véracité auprès de l’AFP.

Une fuite aux circonstances encore obscures

Pour le moment, les circonstances du départ de Carlos Ghosn du Japon, où il est sous le coup de quatre inculpations pour malversations financières, demeurent obscures. Selon les informations du quotidien Les Échos, l’ancien patron de Renault-Nissan aurait quitté le Japon sous une fausse identité en présentant aux contrôles douaniers nippons un passeport falsifié. Citant “une connaissance” de Carlos Ghosn, le journal économique pense que ce dernier pourrait avoir emprunté un jet privé via un “petit aéroport où les chances d’être reconnu étaient probablement jugées plus faibles”. 

Un scénario à prendre avec précaution. Selon une source à la présidence libanaise, Carlos Ghosn est entré dans le pays en provenance de Turquie, avec un passeport français et sa carte d’identité libanaise. Affirmation qui suscite des questionnements alors que son avocat japonais, Junichiro Hironaka, a affirmé que l’équipe de défense ―garante du respect des règles imposées par la justice à son égard― était toujours en possession de ses trois passeports.

“Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité”, a écrit l’ancien patron de Renault-Nissan détenteur des nationalités libanaise, française et brésilienne, dans un communiqué transmis par ses porte-parole.

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