lundi , 1 juin 2020
Accueil » Actualité » comment l’OMS a réagi depuis le début de la pandémie de Covid-19

comment l’OMS a réagi depuis le début de la pandémie de Covid-19


Publié le : Modifié le :

Étrillée par les États-Unis, l’OMS est mobilisée depuis l’apparition du Covid-19, fin décembre, en Chine. Retour sur les avancées, les découvertes, les aléas de l’organisation internationale, qui estime aujourd’hui que le coronavirus pourrait « ne jamais disparaître »

L’agence sanitaire de l’ONU est mise en cause par les États-Unis, qui l’accusent d’être sous l’influence de la Chine, alors que celle-ci est soupçonnée par Washington d’être à l’origine de la pandémie. Quelles ont été les actions menées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis le début de la pandémie ? Rétrospective. 

Le premier foyer à Wuhan

Le 31 décembre 2019, la Chine révèle l’existence d’un foyer de cas de pneumonie à Wuhan, dans la province chinoise du Hubei. Au total, 44 cas sont dénombrés, dont 11 avec une forme sévère de la maladie. Le 1er janvier 2020, l’OMS active à son siège de Genève une cellule de gestion de crise, « plaçant l’organisation en mode urgence ».

Le 4 janvier, l’OMS signale sur les réseaux sociaux « l’existence d’un foyer de pneumonie – sans décès – à Wuhan ». Le lendemain elle donne son premier bulletin d’information sur le virus.

Le 10 janvier, l’OMS publie un guide technique à l’intention de ses 194 États membres pour savoir comment dépister, tester et gérer des cas potentiels. À ce moment-là, les données scientifiques laissent croire à « une transmission d’humain à humain nulle ou limitée ».

« Un risque de propagation »

Le 11 janvier, la Chine transmet à l’OMS la séquence génétique du Covid-19.

Le 14 janvier, Maria van Kerkhove, l’une des responsables de la gestion de l’épidémie à l’OMS, reconnaît une possible « transmission entre humains limitée » et qu’il existe un risque de propagation.

Les 20 et 21 janvier, des experts de l’OMS de Chine et de la région Pacifique Ouest se rendent à Wuhan. Le 22, ils constatent « la transmission entre humains à Wuhan, en cas de contact rapproché », mais « d’autres recherches sont nécessaires pour comprendre (…) la transmission ».

Les 22 et 23 janvier, le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, convoque un comité d’urgence pour savoir s’il faut déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ». Le comité ne parvient pas à trouver de consensus.

Le 28 janvier, une délégation de l’OMS part pour la Chine. L’OMS et le président chinois Xi Jinping se mettent d’accord pour dépêcher sur place une équipe de scientifiques internationale.

D’urgence à pandémie

Le 30 janvier, l’OMS déclare l’épidémie de nouveau coronavirus « urgence de santé publique de portée internationale ».

Du 16 au 24 février, une mission scientifique va à Wuhan. Le 24 février, une équipe d’experts de l’OMS et de l’ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies) se rend en Italie, qui va devenir, après la Chine, l’épicentre de l’épidémie dans le monde.

Le 11 mars, l’OMS déclare la pandémie alors que « 90 % des cas ne sont dénombrés que dans quatre pays, que 81 pays n’ont rapporté aucun cas et que 57 pays ont reporté 10 cas ou moins ».

Le 24 avril, l’OMS lance un appel à ses pays membres pour accélérer le développement, la production et la distribution de traitements et de vaccins et garantir un accès universel des thérapeutiques.

Le 27 avril, l’OMS exhorte les pays qui amorcent leur déconfinement à tester, isoler et traiter tout en s’assurant que les mesures de distanciation physique soient respectées, sous peine de devoir affronter une seconde vague de contaminations.

Le 14 mai, l‘OMS estime que le nouveau coronavirus pourrait « ne jamais disparaître » et devenir une maladie avec laquelle l’humanité devra apprendre à vivre.

Avec AFP 




Retrouvez cet article sur : AFP