samedi , 26 septembre 2020
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Coronavirus: Dans l’Hérault, il est désormais interdit de danser dans les bars

AFP

Il est désormais interdit de danser dans les bars et lieux publics dans l’Hérault (Image d’illustration: le 25 août à Montpellier).

CORONAVIRUS – La fête est finie. Il est désormais interdit de danser dans les bars et les ”établissements recevant du public”, ainsi que dans les lieux publics, “couverts ou non”, de l’Hérault, placé jeudi en “zone de circulation active” du coronavirus, en vertu d’un arrêté préfectoral.

La préfecture évoque de “nouvelles mesures de protection” à propos de ces dernières restrictions prises par un arrêté daté du jeudi 27 août et valable jusqu’au 15 septembre.

Interrogé par l’AFP, Patrick Malvaës, président du Syndicat national des discothèques et des lieux de loisirs (SNDLL), dénonce en réaction “l’incurie” et “l’irresponsabilité” des pouvoirs publics qui ont, selon lui, “laissé faire tout et n’importe quoi”. “Ça a dansé partout tout l’été sauf dans un lieu, les établissements qui sont faits pour danser!”, déplore-t-il.

Les rassemblements de plus de 10 personnes “strictement limités”

“Les bars et restaurants peuvent continuer à exercer leur activité sous réserve de ne pas contrevenir à cette mesure” interdisant aux clients de danser, précise la préfecture héraultaise dans un communiqué. Une “dérogation est accordée pour les activités des établissements d’enseignement de la danse”, ajoute encore la préfecture. 

Par ailleurs, “les autorisations de manifestations, événements, rassemblements sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public mettant en présence simultanée plus de 10 personnes seront strictement limitées en lien avec les maires des communes concernées”, a-t-elle ajouté.

Le taux de contamination pour l’Hérault est de 84 cas pour 100.000 habitants alors que le seuil d’alerte est de 50 pour 100.000. 

Le préfet de l’Hérault avait déjà annoncé lundi la fermeture pour 15 jours de 17 établissements ―bars, restaurants, bars musicaux― du village naturiste du Cap d’Agde.

“On marche sur la tête”

Selon Patrick Malvaës, le gouvernement a voulu “lever un peu le couvercle de la cocotte-minute pour que pendant l’été les Français puissent un peu se défouler, mais quand on voit tout ce qui s’est passé dans les bars, les restaurants, même les villas privées, on se dit ‘on marche sur la tête’…”, s’indigne-t-il. Les Français “ont eu leurs vacances, maintenant la récréation est finie”, a-t-il résumé. 

Mais il a également dénoncé les autorisations d’ouverture pour les saunas et clubs libertins. Les discothèques, fermées depuis six mois, “n’ont aucune responsabilité dans les nouveaux clusters et la propagation du virus”, mais ce sont “elles qui vont payer la facture au prix fort pour les abus des autres”, a regretté le président du syndicat de la profession. 

Selon Patrick Malvaës, “il y a zéro chance que les discothèques puissent repartir en septembre” et leurs dirigeants n’auront d’autre choix que de déposer le bilan et de licencier, sauf si le gouvernement met en place une indemnisation sur plusieurs mois.


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