samedi , 26 septembre 2020
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Coronavirus: Pourquoi les 15 prochains jours seront décisifs en Île-de-France

CORONAVIRUS – Quinze jours pour éviter l’engorgement des hôpitaux franciliens. En Île-de-France, le département le plus touché par l’épidémie de coronavirus, le directeur de l’ARS estime que les deux semaines à venir seront décisives pour éviter une nouvelle situation de tension. 

Invité de franceinfo vendredi 18 septembre, Aurélien Rousseau a mis en garde sur les capacités hospitalières, si le nombre de cas graves de Covid-19 continuait à augmenter: sur les trois dernières semaines, “le nombre d’entrées en hospitalisation conventionnelle pour Covid a augmenté de 82%, le nombre d’entrées en soins critiques de 89%”, selon les données de l’ARS.

“Si on n’arrive pas à faire baisser ce nombre de contaminations dans quinze jours, c’est l’hôpital qui va subir une vague”, a-t-il expliqué, ajoutant que “20% des capacités de réanimation de la région” sont d’ores et déjà occupés par des patients malades du coronavirus. 

En théorie, la situation dans les hôpitaux devrait être moins critique que lors du pic de mars et avril. “La connaissance du virus a progressé, les prises en charge sont plus efficaces et la médecine de ville, mieux protégée, peut jouer un rôle important”, expliquait Aurélien Rousseau dans L’humanité. Les hôpitaux sont également tous “en préparation de crise” pour éviter d’être ”à côté de la plaque” lorsqu’il faudra “encore plus monter en puissance”. 

Les rassemblements de 10 personnes déconseillés (même en famille)

Toutefois, face à un personnel soignant déjà épuisé par la première vague, le directeur de l’ARS appelle à tout faire pour aplanir la courbe avant d’atteindre un seuil critique. “On a entre les mains, encore, les moyens de faire écraser cette courbe de contaminations et donc faire baisser la pression sur le système de santé”, assure-t-il. 

Ce vendredi, l’ARS francilienne a ainsi recommandé d’éviter les rassemblements de plus de 10 personnes, y compris dans le cadre familial. “On a tendance à baisser la garde quand on est chez soi. Or, on voit qu’aujourd’hui, c’est un des facteurs principaux de contamination et surtout de contamination de publics fragiles”, souligne Aurélien Rousseau.

“Le message qu’on a passé avec le préfet de la région d’Île-de-France et le préfet de police, ce n’est pas un message de culpabilisation. Ce n’est pas un message pour faire peur. C’est un message de responsabilisation parce qu’en fait (…) on sait comment se protéger. Ces fameux gestes barrières, on en entend beaucoup parler, mais c’est quand même eux qui sont de très loin les plus efficaces”, affirme-t-il. 

Le port du masque a été rendu obligatoire à Paris le 27 août (après avoir d’abord été imposé dans certaines zones seulement). En outre, les rassemblements publics et manifestations de plus de dix personnes qui ne garantissent pas le respect des mesures barrières ont été interdits depuis le 15 août.


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