samedi , 26 septembre 2020
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De quelle “tribu” du Covid-19 faites-vous partie ?


La pandémie due au nouveau coronavirus divise. Rien qu’au détour d’une conversation, on peut voir à quel point nos façons de réagir à cette situation inédite sont différentes. Une éditorialiste du Guardian a dessiné les contours de dix “tribus”.

“Une chose est sûre, le Covid-19 nous divise”, attaque l’éditorialiste du Guardian Suzanne Moore. Mais comme rien n’est noir ou blanc, elle a imaginé une typologie des différentes réactions à partir des personnes rencontrées. Êtes-vous plutôt un “faux positif” ou un “pragmatique” ?

Elle admet par exemple faire partie des “épidémiologistes amateurs”, qui sautent sur chaque nouvelle étude. Elle a donc appris que les restaurants étaient un lieu vecteur de contamination, et que ne pas parler fort comme au Japon limitait la transmission. Suzanne Moore fustige cependant la “secte des écolos fanatiques”, jugée bien trop enthousiaste à l’idée de l’impact positif de la pandémie sur l’environnement, grâce à la chute du trafic aérien.

Des “existentialistes” surveillés par des “fouineurs”

Mais entre ceux qui sont devenus des “fétichistes des graphiques” ou des “docteurs ès covidiotie” (qui pensent notamment que Bill Gates tente de les tuer), l’éditorialiste a décelé des “fouineurs”. Après avoir organisé au printemps les applaudissements du personnel soignant et des “héros bien mal remerciés” (aussi cités comme tribu), “ils surveillent désormais les jardins et guettent qui vient chez moi pour les innombrables rave partys clandestines que j’organise avec mon compagnon et notre carlin enragé”. Une référence, entre autres, aux nouveaux “Covid-secure marshals”, ces agents civils qui épaulent les autorités locales pour le respect des consignes sanitaires au Royaume-Uni.

Elle questionne :

Je me demande après qui ils en ont : les assassins ? les virus? ceux qui n’ont plus un rond pour vivre?”

Un comportement bien éloigné des “existentialistes”, adeptes du “on meurt tous un jour” ou d’Albert Camus, qui a une fois écrit : “Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre.”

Source

L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui abrite certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Orienté au

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