samedi , 12 décembre 2020
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des chrétiens tués par des islamistes liés à Daesh


Quatre hommes ont été tués et une demi-douzaine de maisons ont été brûlées par des extrémistes islamistes liés au groupe jihadiste Daesh sur l’île de Sulawesi, en Indonésie, ont annoncé ce samedi les autorités.

Des extrémistes islamistes liés au groupe jihadiste Daesh ont tué quatre chrétiens dans un village isolé sur l’île de Sulawesi, en Indonésie, ont annoncé ce samedi les autorités.

Ces hommes armés de sabres et d’armes à feu sont arrivés vendredi matin dans le village de Lembantongoa, dans le centre de l’île, tuant quatre hommes et mettant le feu à une demi-douzaine de maisons, y compris une où avaient lieu les prières et les services religieux, a précisé la police.

Le motif de l’attaque inconnu

Le motif de l’attaque n’était pour l’instant pas clair et aucune arrestation n’a pu être effectuée, a ajouté la police. Mais selon les autorités, cette attaque serait le fait des East Indonesia Mujahideen (les Moudjahidine de l’Est de l’Indonésie, MIT), basé sur l’île de Sulawesi, l’un d’une dizaine de groupes radicaux dans le pays qui ont fait allégeance à Daesh.

« Nous sommes arrivés à la conclusion que les assaillants étaient bien du MIT après avoir montré des photos de membres de ce groupe aux témoins de l’attaque », a déclaré le chef de la police locale, Yoga Priyahutama.

L’église de fortune était vide au moment de l’attaque, menée tôt le matin par environ huit militants. Le chef du village, Rifai, a précisé que les quatre victimes étaient des hommes. L’un a été poignardé, un autre décapité, le troisième presque décapité, et le dernier brûlé vif dans sa maison.

Violences entre chrétiens et musulmans

L’Indonésie, le pays à population majoritairement musulmane le plus peuplé du monde, fait face depuis des années à des violences de la part de groupes combattants islamistes, tandis que la région du Sulawesi Central connaît depuis des décennies des violences entre chrétiens et musulmans.

Si cette attaque est bien le fait du MIT, ce serait la première depuis qu’une unité anti-terroriste a tué son dirigeant il y a quatre ans.

En 2018, a expliqué Sidney Jones, une experte sur le terrorisme basée à Jakarta, le MIT était soupçonné d’avoir envoyé à Palu, lorsque cette ville de Sulawesi avait été touchée par un tremblement de terre suivi d’un tsunami, des hommes se faisant passer pour des humanitaires et chargés en fait de recruter de nouveaux membres.


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