mercredi , 15 juillet 2020
Accueil » Actualité » des manifestations antirégime reprennent pour l’Aïd

des manifestations antirégime reprennent pour l’Aïd


Des marches de soutien aux détenus du « Hirak », le mouvement populaire antirégime, se sont déroulées pendant la fête de l’Aïd El Fitr en Algérie, malgré la pandémie de Covid-19 et l’interdiction de manifester, ont rapporté les réseaux sociaux et des médias locaux. 

La plus récente manifestation a été organisée ce lundi à Kherrata, dans la préfecture de Béjaïa, en Kabylie, à l’Est d’Alger, selon des vidéos et des photos largement diffusées sur les réseaux sociaux, mais qui n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante par l’AFP.

Sur l’une d’entre elles, on voit un cortège, ouvert par des protestataires en scooter, qui défile en chantant: « Pouvoir assassin » et « Etat civil », la revendication phare de la contestation. C’est dans cette ville qu’a débuté le 16 février 2019 la première marche du « Hirak », mouvement de protestation inédit qui a ébranlé le pouvoir algérien jusqu’à sa récente suspension provoquée par la crise sanitaire.

50 leaders d’opinion et politiques toujours en prison

Egalement relayé sur les réseaux, un autre défilé de solidarité avec les prisonniers s’est tenu à Sétif (Nord-Est) dimanche, premier jour de l’Aïd, la fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan. « Heureux Aïd à tous les détenus politiques », pouvait-on lire sur une banderole déployée à Sétif. 

D’autres marches similaires ont eu lieu dans d’autres localités à Tizi Ouzou (Nord-Est) et Boumerdes (Est d’Alger), malgré le confinement et la pandémie de coronavirus, a précisé le site d’information francophone Tout Sur l’Algérie (TSA).

Selon le dernier comptage du Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers, « près de 50 détenus d’opinion et politiques sont toujours dans les geôles du pouvoir ».

Les manifestations interdites en raison du Covid-19

Toute forme de rassemblement est interdite depuis mi-mars pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, qu’elle soit politique, religieuse, culturelle ou sportive. 

Depuis le début de l’épidémie début mars et l’arrêt forcé des marches, des organisations de défense des droits humains dénoncent la répression qui s’abat, malgré les risques sanitaires, contre les opposants politiques, des journalistes et médias indépendants mais aussi contre de jeunes internautes qui postent leurs opinions sur Facebook.




Retrouvez cet article sur : BFM-TV