mercredi , 23 septembre 2020
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Deux militaires de la DGSE qui préparaient un assassinat arrêtés

MARTIN BUREAU via Getty Images

Deux militaires rattachés à la DGSE ont été arrêtés et écroués pour avoir préparé un assassinat. 

JUSTICE – Deux militaires rattachés à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont été mis en examen et écroués pour “tentative d’homicide volontaire en bande organisée”, a-t-on appris ce lundi 3 août auprès du parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Les deux hommes, âgés de 28 et 25 ans, sont affectés au centre parachutiste d’entraînement spécialisé de Saran, dans le Loiret, qui dépend de la DGSE, le service d’espionnage français. Selon le quotidien francilien, ils sont soupçonnés d’avoir projeté un assassinat en dehors du cadre de leurs fonctions.

Les deux hommes ont été arrêtés à bord d’un véhicule volé à Créteil, dans le Val-de-Marne, le 24 juillet. Un troisième suspect, dont le profil n’est pas encore connu, a été interpellé deux jours plus tard dans cette affaire et est également poursuivi pour “tentative d’homicide volontaire en bande organisée”.

Un sombre précédent en 2018

Tous trois sont aussi mis en examen pour “recel en bande organisée de vol, transport, acquisition, détention d’armes de catégorie B”, qui regroupe les armes de poing (pistolet, revolver) et d’épaule (fusil…), et “association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes et délits punis de 10 ans d’emprisonnement”.

Le centre auquel les deux militaires sont rattachés est l’un des trois en France du service action de la DGSE, en charge des opérations clandestines rendues célèbres par la série à succès “Le Bureau des légendes”. Les autres centres sont basés à Quelerm, près de Brest, et l’Esplira-de-l’Agly, dans les Pyrénées-Orientale).

En septembre 2018, deux anciens membres de ce service action avaient été dans le collimateur de la justice dans le cadre d’une enquête sur un projet d’assassinat d’un opposant congolais, le général Ferdinand Mbaou, réfugié en France en 1997. Ces deux ex-agents avaient alors été mis en mis examen à Lyon pour “association de malfaiteurs” et “détention d’explosifs”. Mais, en mars 2019, le corps de l’un d’entre eux avait été retrouvé, criblé de balle, sur un parking en Savoie.

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