lundi , 21 octobre 2019
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Elisabeth Borne promet 200 millions d’euros pour lutter contre les « passoires thermiques » immobilières

Gonzalo Fuentes / Reuters

Elisabeth Borne, ici en octobre 2018, promet 200 millions d’euros pour lutter contre les « passoires thermiques ». 

POLITIQUE – Avec la canicule, de nombreux particuliers ont souffert de leurs appartements mal régulés qui deviennent de véritables saunas. Un calvaire qui revient en hiver, où cette fois les logements deviennent des igloos. En cette rentrée, le gouvernement a donc décidé de débloquer 200 millions d’euros pour aider à lutter contre ces “passoires thermiques”, révèle le Journal du Dimanche  ce 8 septembre. 

Ce projet, porté par Elisabeth Borne qui cumule désormais les casquettes Transports et Transition Ecologique au gouvernement, va se concrétiser au 1er janvier 2020, selon l’arrêté déposé ce dimanche au Journal Officiel. 

Les 200 millions d’euros débloqués entre 2020 et 2024 n’iront cependant pas dans la poche des propriétaires. Ils financeront “un nouveau service d’accompagnement pour la rénovation énergétique afin de faciliter la vie des Français, pour qu’ils soient bien conseillés et qu’ils aient des ­solutions clés en main”, explique la ministre à l’hebdomadaire politique. 

“Le secteur du bâtiment concentre 25% de nos émissions de CO2” fait valoir Elisabeth Borne, qui souligne également que “les bâtiments mal isolés concernent 4 millions de ménages modestes.”

Pour la ministre, les collectivités locales ont donc également un rôle à jouer, en sortant elles aussi le carnet de chèques. 

Comme le rappelle Les Échos, environ 7 millions de logements entrent dans la catégorie “passoires thermiques” en France. Pendant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron se disait pour l’interdiction de la location de ces logements à partir de 2025. 

Mais cette annonce a depuis été largement nuancée, avec l’adoption fin juin à l’assemblée d’un amendement prévoyant “trois phases” à compter de 2023: une première “incitative” où les propriétaires sont sensibilisés à la nécessité des travaux, une phase d’obligation de travaux, et enfin une phase de sanctions, en dernier recours, à compter de 2028. 




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