vendredi , 25 septembre 2020
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« Entre alliés il y a des divergences, ça se comprend »


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Alors que Paris soutient Athènes dans la crise qui l’oppose à Ankara, l’ambassadeur de la Turquie en France a répondu aux questions de France 24. Selon Ismaïl Hakki Musa, « le peuple turc est un grand ami du peuple français, et vice-versa. »

Les relations entre Paris et Ankara se sont considérablement détériorées ces dernières semaines en raison du soutien apporté par la France à la Grèce dans le conflit qui l’oppose à la Turquie en Méditerranée orientale.

Le ton entre les deux pays est monté la semaine dernière lorsque Emmanuel Macron a déclaré que « le peuple turc qui est un grand peuple mérite autre chose », dans une apparente allusion aux actions du gouvernement turc et leurs conséquences.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s’en est pris, jeudi 17 septembre, à son homologue français, le qualifiant d' »ambitieux incapable » en raison de son ferme soutien à la Grèce en Méditerranée orientale.

Invité de France 24, l’ambassadeur de la Turquie en France a rappelé « l’histoire franco-turque, l’histoire de nos relations qui remontent à cinq, six siècles ». « Entre amis, alliés, il y a des divergences, ça se comprend. On a eu, il faut le reconnaître, des jours meilleurs », a poursuivi Ismaïl Hakki Musa. « Bien sûr il y a des différends sérieux aujourd’hui, on peut les appeler comme tels, mais parler d’un point de non retour, non, je dirais même que c’est exagéré. Le peuple turc est un grand ami du peuple français, et vice-versa. »

Selon l’ambassadeur, « nos amis français ont voulu se positionner du côté de la Grèce pour des raisons qui leur sont propres. Puisqu’il y a un désaccord dans la région, le mieux serait de ne pas prendre part parmi ces pays qui ne s’entendent pas ».

La Turquie revendique le droit d’exploiter des gisements d’hydrocarbures dans une zone maritime qu’Athènes estime relever de sa souveraineté. Les deux pays ont montré leurs muscles à coups de déclaration martiale, de manœuvres militaires et d’envois de navires sur zone. 

Avec AFP


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