vendredi , 25 septembre 2020
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la cheffe de campagne de l’opposition de nouveau arrêtée


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Depuis des mois, les autorités biélorusses multiplient les opérations contre les adversaires du chef de l’État, Alexandre Loukachenko, qui brigue un nouveau mandat, dimanche.

Nouvelle mesure d’intimidation contre l’opposition en Biélorussie. Après avoir déjà été brièvement arrêtée, la cheffe de l’état-major de campagne de la candidate d’opposition à la présidentielle biélorusse a été interpellée, samedi 8 août, a annoncé le QG de la rivale du président Alexandre Loukachenko. Maria Moroz a été interpellée samedi, a confirmé Anna Krasoulina, porte-parole de la candidate d’opposition Svetlana Tikhanovskaïa.

La Biélorussie organise dimanche son élection présidentielle qui a vu une opposition émerger face au président Loukachenko, 65 ans dont 26 au pouvoir. Les urnes ont ouvert dès mardi dans ce pays de 9,5 millions d’habitants, avec une participation de plus de 32% depuis, selon les autorités.

Maria Moroz « ne sera probablement pas libérée avant lundi », soit le lendemain du scrutin, a indiqué Anna Krasoulina, ajoutant que le motif de son interpellation était inconnu. Jeudi, elle avait été interpellée par des agents du ministère de l’Intérieur, selon le QG de l’opposition, après s’être rendue à l’ambassade lituanienne à Minsk, avant d’être relâchée. 

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Depuis le printemps, à la suite d’une mobilisation inattendue en faveur de l’opposition, les autorités biélorusses ont multiplié les opérations contre les adversaires du chef de l’État.

Deux candidats potentiels à la présidentielle du 9 août ont notamment été incarcérés, amenant l’épouse de l’un d’entre eux, Svetlana Tikhanovskaïa, à prendre le relais, rassemblant tous les détracteurs du président biélorusse derrière elle et réunissant des foules d’une ampleur inédite à l’occasion de ses meetings.

Alexandre Loukachenko a quant à lui dénoncé un complot entre opposants et mercenaires russes en vue de commettre un « massacre » pour tenter de déstabiliser son pays et prendre le pouvoir. Il accuse aussi les Occidentaux, notamment les États-Unis, de comploter contre lui.

Avec AFP


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