dimanche , 15 décembre 2019
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La DGSI lance une campagne de recrutement inédite et médiatique

AFP

Nicolas Lerner, le patron de la DGSI

SÉCURITÉ – Avez-vous l’âme d’un agent secret? La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) prévoit de recruter 1.200 nouveaux personnels à l’horizon 2022-2024. Surtout, initiative inédite pour une maison habituellement discrète, elle a décidé ce vendredi 8 novembre de médiatiser sa campagne de recrutement.

Compte sur le réseau social professionnel LinkedIn estampillé DGSI avec notamment le hasthag #La DGSIrecrute, vidéo sur la page du ministère de l’Intérieur, partenariat avec des pôles universitaires ou des écoles supérieures mais aussi Pôle Emploi: la DGSI multiplie les initiatives pour pourvoir à ses besoins en ressources humaines et a décidé de le faire savoir.

Sur la plateforme Youtube, le compte de la Place Beauvau a notamment publié une vidéo détaillant les missions de la DGSI.

“Le métier du renseignement n’est pas réservé aux autres”, a déclaré son directeur Nicolas Lerner lors d’une rare prise de parole publique au siège de la Direction à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

“Nous n’avons pas de difficultés à attirer les candidats. Le constat que nous faisons et qu’un certain nombre de nos métiers, de nos attentes sont aujourd’hui mal perçus par les candidats potentiels”, a expliqué Nicolas Lerner.

“Nous ne sommes pas les seuls à recruter”, a-t-il ajouté, pointant la “concurrence avec des entreprises privées”.

La DGSI connaît, depuis le début de la vague d’attentats qui a frappé la France, une hausse importante de ses effectifs, alimentée par des plans de recrutements décidés par les gouvernements successifs.

En 2014, elle comptait 3.200 personnes. Elle en dénombre aujourd’hui 4.300 et ses effectifs doivent grimper à 5.500 à l’horizon 2022-2024.

Pour répondre tant aux créations de postes qu’aux flux naturels des départs, notamment en retraite, la DGSI doit procéder à entre 500 et 600 recrutements par an.

“La DGSI est un service actif de police nationale et a vocation à le rester. Une part significative des recrutements supplémentaires a vocation à concerner des policiers de tout corps et de tout grade”, a relevé Nicolas Lerner.

Néanmoins les évolutions des menaces, terrorisme, cyber-menaces, contrespionnage, protection des intérêts économiques de la France, “justifient que nous diversifiions totalement les profils que nous recrutons”, a-t-il précisé.

Analystes susceptibles d’interpréter les renseignements, ingénieurs et techniciens en informatique de tout niveau, linguistes, spécialistes des relations internationales mais aussi juristes et spécialistes des RH: “il y a de la place pour tout le monde, pour tous les profils”, fait valoir Nicolas Lerner.

Mais cette nouvelle approche du recrutement ne bouleversera pas les fondamentaux de la DGSI en matière de sécurité, a assuré le directeur. L’ensemble des personnels de la DGSI est habilité “secret défense” et fait l’objet de contrôles drastiques de sécurité à l’embauche puis tout au long de leur carrière.




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