vendredi , 25 septembre 2020
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La rédaction de Charlie Hebdo soutient les blessés, victimes du « fanatisme »

ATTAQUE À PARIS – L’attaque a sans doute ravivé des souvenirs atroces. Charlie Hebdo a apporté ce vendredi 25 septembre son soutien aux deux journalistes de la société de production Premières Lignes, blessés à l’arme blanche près de ses anciens locaux, en estimant qu’ils étaient les victimes du “fanatisme” et de l’intolérance” de deux “terroristes”.

“Après l’appel pour la liberté d’expression signé par plus de cent médias, deux terroristes ont attaqué à l’arme blanche une femme et un homme qui se trouvaient être des journalistes de l’agence Premières Lignes, et dont les bureaux se situent à côté des anciens locaux de Charlie”, a déploré l’hebdomadaire satirique, dans un texte publié sur Twitter. La rédaction a ajouté “condamner cet acte ignoble et soutenir les victimes et leurs familles dans cette épreuve”.

 

“Cet épisode tragique démontre une fois de plus que le fanatisme, l’intolérance, dont l’enquête nous révélera les origines, sont toujours aussi présents dans la société française”, a ajouté le journal.

Celui-ci refuse “de céder quoi que ce soit à la logique mortifère et criminelle des idéologies qui motivent ces actes, et dont les penseurs, les concepteurs, ne sont rien d’autre que des fascistes”.

Charlie Hebdo à nouveau menacé

En outre, de nombreux reporters, sociétés de journalistes et dirigeants de médias ont exprimé leur solidarité avec les deux blessés et les équipes de Premières Lignes, à l’image de la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte, qui leur a fait part de son “soutien inconditionnel” et de ses “pensées pour Charlie Hebdo”.

 

Les deux blessés dans cette attaque à l’arme blanche sont deux collaborateurs du magazine de France 2 “Cash Investigation”, qui travaillent pour Premières Lignes, ont indiqué Elise Lucet et une salariée de l’entreprise, jointe par l’AFP.

“Deux collègues fumaient une cigarette en bas de l’immeuble, dans la rue. J’ai entendu des hurlements. Je suis allée à la fenêtre et j’ai vu un de mes collègues, taché de sang, être poursuivi par un homme avec une machette dans la rue”, a affirmé cette salariée.

L’attaque s’est déroulée en plein procès de l’attentat meurtrier qui avait visé Charlie Hebdo en janvier 2015, et après une grande mobilisation de médias, dans une lettre ouverte, en soutien à Charlie Hebdo, objet de nouvelles menaces.

Après la republication des caricatures de Mahomet le 2 septembre, “Charlie Hebdo est à nouveau menacé par des organisations terroristes. Des menaces qui constituent une véritable provocation en plein procès des attentats de janvier 2015”, déplorait cette semaine Riss, le directeur de Charlie Hebdo, dans une déclaration à l’AFP.




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