dimanche , 15 décembre 2019
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La SNCF poursuit « VSD » en justice après un édito la comparant à Daech

SNCF – La SNCF a annoncé ce mardi 19 novembre son intention d’engager une action judiciaire pour “injure” à la suite d’un éditorial dans le magazine VSD comparant les grèves dans la compagnie ferroviaire aux pratiques du groupe jihadiste État islamique.

“Nous intentons une action en référé sur le fondement de l’injure”, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la compagnie ferroviaire. “On ne pouvait pas rester sans réaction face à ces propos odieux”, a-t-il expliqué.

Dans un éditorial du dernier numéro de VSD, le directeur de la publication de l’hebdomadaire Georges Ghosn s’en prend aux grèves des cheminots, qui prennent selon lui “en otage les familles” et “les travailleurs”, avant un gros mouvement social annoncé le 5 décembre. “Ils utilisent les salariés en France comme Daesh utilise les femmes et les enfants en boucliers humains en Syrie”, écrit Georges Ghosn.

Cette référence au groupe jihadiste État islamique est reprise bien en évidence, en rouge et en capitales, dans un intertitre du magazine. La pratique y est cette fois attribuée à “la SNCF” dans son ensemble.

 

Un “dénigrement inqualifiable” pour la CGT-Cheminots

Georges Ghosn a déclaré à l’AFP être ”étonné” de la démarche de la directrice de la communication de la SNCF, qui fait cela “sans doute pour faire la belle auprès des syndicats avec qui la direction négocie”, a-t-il lancé.

“Fondamentalement, l’édito accuse les syndicats et les cheminots”, et non la société, a précisé Georges Ghosn. “Ils utilisent les travailleurs et les familles pour des revendications internes, certes légitimes, ils prennent les usagers en otage”.

La CGT-Cheminots avait appelé lundi la direction ”à réagir et à engager des suites juridiques à ce dénigrement inqualifiable”, dénonçant dans un communiqué “cet édito plein de profondeur et tout en mesure”.

“Le droit de grève est un droit acquis de haute lutte par les salariés de notre pays, il n’entraîne pas la mort, il ne cherche pas la terreur. Il permet d’exprimer des revendications pour la satisfaction desquelles les salariés sacrifient une partie de leur salaire”, avait ajouté le premier syndicat de la SNCF.

 




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