mercredi , 29 janvier 2020
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L’ambassadeur du Royaume-Uni en Iran brièvement arrêté à Téhéran

ASSOCIATED PRESS

Rob Macaire, ambassadeur du Royaume-Uni en Iran, brièvement arrêté à Téhéran (photo d’illustration de garde devant l’ambassade britannique à Téhéran en août 2015 pour sa réouverture)

INTERNATIONAL – Les autorités iraniennes ont brièvement arrêté l’ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran ce samedi 11, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab.

“L’arrestation de notre ambassadeur à Téhéran sans fondement ou explication est une violation flagrante de la législation internationale”, a déclaré Dominic Raab.

“Le gouvernement iranien est à la croisée des chemins. Il peut poursuivre sa marche vers le statut de paria avec l’isolation sur la scène politique et économique qui en découle ou prendre des mesures pour apaiser les tensions et s’engager sur la voie diplomatique”, a sévèrement condamné le ministre des Affaires étrangères britannique dans un communiqué.

Plus tôt, des informations relayées notamment par l’agence de presse privée iranienne Tasnim News avaient fait état de l’arrestation de Rob Macaire lors de manifestations contre le régime. Selon le Daily Mail, l’ambassadeur a été arrêté pour avoir prétendument “incité” les manifestants à Téhéran qui exprimaient leur colère à l’égard des autorités après la catastrophe dont nombre de victimes étaient iraniennes.

Il a été relâché environ une heure après, selon la même source.

Après la violente répression du régime contre ses opposants fin 2019, la mobilisation contre le pouvoir en place a repris sur fond de crise avec les États-Unis. Ce samedi, des manifestations ont éclaté après que Téhéran a reconnu avoir abattu “par erreur” un Boeing ukrainien transportant 176 personnes. 

À Téhéran, des centaines d’étudiants se sont ainsi rassemblés en soirée à l’Université Amir Kabir pour rendre hommage aux victimes du crash, selon des journalistes de l’AFP sur place. Le rassemblement s’est transformé en manifestation de colère et la foule a lancé des slogans dénonçant “les menteurs” et réclamant des poursuites contre les responsables du drame et ceux qui, selon elle, ont tenté de le couvrir. Les étudiants ont déchiré une affiche en l’honneur de Qassem Soleimani, selon l’agence Fars.

 Dans la foulée, le président américain Donald Trump a profité de l’occasion pour assurer au peuple iranien qu’il se tenait ”à ses côtés” et que les États-Unis suivaient “de près” ces nouvelles manifestations.

“Au brave peuple iranien, qui souffre depuis longtemps: je suis à vos côtés depuis le début de ma présidence, et mon administration continuera à être à vos côtés”, a tweeté Donald Trump. “Nous suivons de près vos manifestations, et votre courage nous inspire”, a-t-il ajouté.

“Il ne peut pas y avoir un autre massacre de manifestants pacifiques ni une coupure d’internet. Le monde regarde”, a également écrit le président américain, en référence à la censure absolue du gouvernement iranien autour de la première vague de contestation du mois de novembre.

 




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