vendredi , 25 septembre 2020
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L’ancien roi d’Espagne Juan Carlos a trouvé exil aux Émirats arabes unis


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L’ancien monarque de 82 ans, qui a toujours entretenu des liens étroits avec les monarchies du Golfe, se trouve aux Émirats arabes unis, a annoncé, lundi, la Maison royale espagnole.

Objet de nombreuses spéculations, le lieu de résidence de l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos, parti en exil, est désormais connu. L’ancien monarque, qui avait quitté son pays début août, poursuivi par des soupçons de malversations, se trouve aux Émirats arabes unis, a annoncé, lundi 17 août, la Maison royale espagnole. L’ex-souverain de 82 ans « s’est rendu aux Émirats arabes unis le 3 août et y reste », a déclaré un porte-parole de la Maison royale, sans autre précision.

L’ancien monarque avait annoncé le 3 août qu’il s’éloignait de son pays pour « faciliter l’exercice » de ses fonctions à son fils Felipe VI, au moment où les justices suisse et espagnole épluchent ses comptes en banque. Juan Carlos avait fait savoir par son avocat qu’il restait à la disposition de la justice si besoin était.

Aucune enquête ne vise à ce jour Juan Carlos lui-même mais les accusations d’une ancienne maîtresse, Corinna Larsen, relayées par la presse, ont éveillé la curiosité d’un procureur de Genève sur la fortune qu’il aurait placée sur des comptes secrets en Suisse. L’ancien roi, qui entretient des liens étroits avec les monarchies du Golfe, aurait notamment reçu 100 millions de dollars de l’Arabie saoudite en 2008.

Des soupçons de commissions illégales

De leur côté, les procureurs de la Cour suprême espagnole cherchent à savoir si la conclusion d’un contrat pour la construction d’un train à grande vitesse en Arabie saoudite aurait donné lieu à des commissions illégales et si Juan Carlos en aurait bénéficié, comme l’affirme Corinna Larsen.

Les révélations de la presse sur l’enquête se succédaient, accentuant la pression sur la Maison royale, qui a encouragé le départ à l’étranger de l’ancien souverain avec l’accord du gouvernement. Ce départ en exil n’a pas été bien accueilli en Espagne. Selon un sondage publié dimanche par ABC, journal favorable à la couronne, 56 % d’un échantillon de 802 personnes le désapprouvent. Et 61 % estiment qu’il nuit à son fils.

>> À lire aussi : « Exil de Juan Carlos : ‘Ce n’est pas une fuite mais une façon pour la monarchie de se protéger' »

Les partis antimonarchistes, y compris la gauche radicale Podemos qui fait partie du gouvernement, ont dénoncé une « fuite ».

Avec AFP


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