mardi , 22 septembre 2020
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l’avocat Maxime Znak détenu par « des hommes masqués », selon l’opposition


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L’avocat Maxime Znak, l’un des deux derniers membres du Conseil de coordination de l’opposition biélorusse encore en liberté en Biélorussie, a été détenu mercredi matin par des hommes masqués, selon son entourage.

Il est l’une des sept figures du Conseil de coordination, appelant au départ du président Alexandre Loukachenko, qui était encore en liberté – les autres étant soit arrêtés soit contraints à l’exil. Mais Maxime Znak est détenu par des hommes masqués, affirme son entourage mercredi 9 septembre.

« Maxime Znak est venu au bureau pour participer à une visioconférence, mais il ne l’a jamais rejointe, il a juste pu envoyer un mot ‘masques' », a indiqué le service de presse de son groupe d’opposition sur son canal de messagerie Telegram, publiant aussi une photo de l’avocat conduit par des hommes masqués et en civil.

Le juriste de 39 ans et la prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch étaient les derniers dirigeants de ce groupe encore en liberté et en Biélorussie.

Arrestation non confirmée par la police et les services spéciaux

L’interpellation de l’avocat intervient un mois jour pour jour après la présidentielle qui a déclenché un mouvement de contestation sans précédent dans le pays, dénonçant la réélection frauduleuse de Alexandre Loukachenko, aux commandes depuis 1994, face à l’opposante Svetlana Tikhanovskaïa, novice en politique.

Malgré la répression, d’abord violente des manifestations, et les pressions contre les opposants les plus en vue, la rue continue de se mobiliser, réunissant en particulier tous les dimanche depuis quatre semaines plus de 100 000 personnes dans les seules rues de Minsk.     

Si la police et les services spéciaux (KGB) [service de renseignements biélorusse ayant succédé au KGB soviétique] n’ont pas confirmé l’arrestation de Maxime Znak, le scénario de sa disparition correspond à celui vécu par d’autres opposants, interpellés par des hommes non identifiés. Puis un jour ou deux plus tard, leur incarcération ou leur exil sont annoncés.

Mardi, l’opposition a ainsi fait état du rocambolesque enlèvement par les autorités de l’opposante Maria Kolesnikova, qui a déchiré son passeport et s’est échappée d’une voiture la transportant pour un exil forcé en Ukraine. Finalement, Minsk a reconnu son arrestation, mais affirmé qu’elle avait été jetée dans les mains des forces de l’ordre par ses camarades.

Avec AFP

 

 


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