dimanche , 27 septembre 2020
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Le sort incertain de l’opposante biélorusse Maria Kolesnikova


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Maria Kolesnikova, l’une des principales figures de l’opposition en Biélorussie, a été arrêtée lundi dans le centre de Minsk. Depuis, elle a disparu avec deux autres opposants, membres comme elle du Conseil de coordination de l’opposition bélarusse. 

Elle est l’une des principales figures de l’opposition en Biélorussie. Maria Kolesnikova a disparu lundi 7 septembre à Minsk, ainsi que deux autres opposants, Anton Rodnenkov et Ivan Kravtsov. Depuis, ils sont portés disparue et les informations les concernant sont contradictoires. 

Dernière figure majeure de l’opposition à ne pas s’être réfugiée à l’étranger, Maria Kolesnikova a été « enlevée » et embarquée de force dans un véhicule lundi matin dans le centre de Minsk, selon le Conseil de coordination de l’opposition biélorusse.

Les proches de Maria Kolesnikova étaient sans nouvelles d’elle lundi soir et les informations restent contradictoires depuis son arrestation. 

Qui a passé la frontière ukrainienne 

Mardi matin, un membre du service des douanes biélorusses a affirmé que les trois opposants ont passé la frontière ukrainienne. Mais les médias officiels biélorusses ont affirmé pour leur part que Maria Kolesnikova avait été arrêtée mardi matin à la frontière ukrainienne, alors que les deux autres auraient réussi à quitter le pays. 

« Les services de frontières ukrainiens ne confirment ni n’infirment ces informations », précise Gulliver Cragg, correspondant de France 24 à Kiev. « On ne comprend pas qui a passé cette frontière ou si toute cette histoire de frontière est fausse pour servir la propagande biélorusse », ajoute le journaliste. 

Une vidéo d’Ivan Kravtsov, secrétaire exécutif du Conseil de coordination biélorusse, a été diffusée sur les réseaux sociaux. Il y affirme qu’ils ont voulu quitter le pays avec Maria Kolesnikova. « Mais cette vidéo a été enregistrée on ne sait pas où, dans des circonstances inconnues. On dirait beaucoup ces vidéos que les personnes détenues sont obligées d’enregistrer », ajoute Gulliver Cragg.

Berlin et Londres très préoccupés 

Plusieurs puissances européennes ont réagi à la situation, comme Berlin qui « exige de savoir où [Maria Kolesnikova] est », Londres qui se dit « très préoccupé », ou encore l’UE qui réclame la libération des opposants politiques.

Ces disparitions interviennent alors que la Biélorussie est marquée depuis presque un mois par un mouvement de protestation historique contre le chef de l’État, Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans et qui clame avoir remporté l’élection présidentielle du 9 août avec 80 % des voix.

Dimanche encore, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Minsk pour réclamer son départ, près d’un mois après sa réélection contestée. Mais la répression policière se fait de plus en plus forte. Lundi, la police biélorusse a fait état de 633 arrestations. 

Avec AFP 




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