lundi , 28 septembre 2020
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Les mutilations de chevaux sont la hantise de ces éleveuses

CHEVAUX – Chaque matin, Laurence* se lève et espère ne retrouver aucun cheval blessé au milieu dans son pré. Cette affaire de mutilation de chevaux l’inquiète, comme beaucoup d’éleveurs.

Depuis plusieurs mois, la France voit émerger à travers le territoire, des séries de mutilations d’équidés. Ce mercredi 2 septembre, un nouveau cas a été découvert dans le Morbihan.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, nous avons recueilli le témoignage de deux éleveuses de chevaux. Elles ont accepté de parler à condition de rester anonyme, par peur d’être visées par une attaque.

 “On est inquiet parce qu’on sait qu’il y a des cas autour de nous, et puis ce sont des animaux avec lesquels on vit, c’est plus que des outils de travail”, explique Lucie* qui élève 25 chevaux.

Face à cette affaire, elle a décidé de rester la plus discrète possible. Son écurie ne poste plus rien sur les réseaux sociaux et elle a refusé d’accueillir une équipe de tournage de TF1. “On se rend compte que c’est des fous et on ne veut pas leur donner l’idée de penser à nous.”

Protéger les chevaux

Pour Laurence*, qui élève 4 chevaux et en garde une vingtaine en pension, l’inquiétude et le stress sont bien présents. “Je n’ai pas des chevaux enfermés dans une écurie donc non, je ne les sens pas en sécurité”, explique-t-elle. Mais l’éleveuse se sent désemparée et ne sait pas quoi faire pour les protéger. “Il n’y a aucune mesure possible quand on a des chevaux sur 35 hectares de pré.”

De son côté, Lucie raconte avoir pris des précautions pour faire face à cette affaire, “on reste plus sur place, on rapatrie les chevaux toutes les nuits et puis on laisse les chiens dans les écuries. Comme ça, ils entendent s’il se passe quelque chose.”

Mais ces mesures ont un impact économique. Étant donné qu’elle doit garder ses chevaux le plus proche possible, elle doit leur donner du foin. Lucie épuise petit à petit le stock de l’hiver, l’éleveuse estime qu’elle risque de perdre entre 500€ et 1000€ par mois.

Cette affaire est un véritable défi pour la gendarmerie qui a souligné ce mercredi que les mutilations de chevaux survenues dans une vingtaine de départements sont le fait de plusieurs auteurs selon différents modes opératoires.

*Les prénoms ont été modifiés.

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