dimanche , 27 septembre 2020
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les négociations dans l’impasse, Londres exige un accord avant le 15 octobre


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Les négociations sur le Brexit entrent dans leur « phase finale » et un accord commercial avec l’UE devra être trouvé avant le 15 octobre pour entrer en vigueur avant la fin de l’année, a avertit le Premier ministre britannique, Boris Johnson. Le négociateur de l’UE Michel Barnier, a réagi avec fermeté, sur la question de la pêche notamment.

Alors que s’ouvre cette semaine à Londres la huitième séance de pourparlers entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, Boris Johnson avertit : un accord commercial devra être trouvé avant le 15 octobre. Le chef du gouvernement conservateur fait monter la pression avant la reprise des discussions mardi.

« Nous entrons maintenant dans la phase finale de nos négociations avec l’UE », doit-il déclarer lundi, selon ses services à Downing Street. « L’UE a été très claire au sujet du calendrier. Moi aussi. Il doit y avoir un accord avec nos amis européens d’ici au Conseil européen le 15 octobre pour qu’il entre en vigueur d’ici à la fin de l’année », à la fin de la période de transition après le Brexit, souligne Boris Johnson.

« Ça n’a pas de sens de penser à des échéances qui iraient au-delà », estime-t-il. « Si nous n’arrivons pas à nous accorder d’ici là, je ne vois pas d’accord de libre-échange entre nous. »

Le Royaume-Uni a formellement quitté l’UE le 31 janvier, près de quatre ans après un référendum historique marquant la fin de presque 50 ans d’appartenance à l’Union européenne. Mais il reste régi par la réglementation européenne jusqu’à la fin de l’année, tandis que les deux parties tentent de conclure un accord de libre-échange.

Les obstacles aux négociations 

Les négociations butent notamment sur la pêche et les conditions de concurrence équitable. « Un accord peut toujours être trouvé (…) Nous continuerons à travailler dur en septembre pour l’atteindre », poursuit Boris Johnson.

« Même à ce stade tardif, si l’UE est prête à repenser sa position (…) j’en serais ravi », conclut Boris Johnson, avertissant que le Royaume-Uni ne fera pas de compromis « sur les fondamentaux de qu’être un pays indépendant signifie pour y arriver ».

Faute d’accord avant le 31 décembre, les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s’appliqueraient. De quoi affaiblir encore des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie.

« Exclure les pêcheurs européens n’est pas acceptable »

Lundi matin, le négociateur de l’UE, Michel Barnier, a souligné qu’un accord sur la pêche était un préalable à tout accord commercial avec le Royaume-Uni. « Exclure les pêcheurs européens n’est pas acceptable pour nous », a-t-il déclaré sur l’antenne de France Inter. « Tout ce qui a été signé doit être respecté », a-t-il encore averti. Il avait souligné au préalable que l’accord commercial devaiit être trouvé d’ici à fin octobre pour permettre une ratification européenne dans les temps.

Samedi, son homologue britannique, David Frost, avait prévenu dans une interview que le Royaume-Uni ne deviendrait pas « un État vassal » de l’Union européenne quel que soit l’accord commercial post-Brexit conclu avec les 27.

« Nous n’allons pas accepter des clauses qui leur donneraient le contrôle sur notre monnaie, ou sur notre façon d’organiser les choses ici au Royaume-Uni », a-t-il ajouté. « C’est ce que signifie être un pays indépendant, c’est ce pourquoi le peuple britannique a voté et c’est ce qui se produira à la fin de l’année, quoiqu’il arrive », a-t-il signalé.

Si aucun accord n’est trouvé, la Grande-Bretagne aurait « un accord commercial avec l’UE comme celui de l’Australie », largement moins vaste, mais cela représenterait néanmoins « une bonne issue pour le Royaume-Uni », a affirmé Boris Johnson. « Nous aurons la liberté de conclure des accords commerciaux avec tous les pays du monde. Et nous prospérerons sacrément », estime-t-il.

Avec AFP 


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