vendredi , 11 décembre 2020
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Les négociations post-Brexit dans la dernière ligne droite, mais les blocages persistent

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Négociateurs britanniques et européens vont tenter dans les prochaines heures de conclure un accord commercial post-Brexit avant la fin d’une phase de transition prévue le 31 décembre. Mais au lendemain d’une première journée de négociations supplémentaires, les blocages persistent.

Le Royaume-Uni et l’Union européenne poursuivent, lundi 7 décembre, de dures négociations pour tenter de trouver un accord post-Brexit.

Le négociateur européen Michel Barnier a informé les ambassadeurs des Vingt-Sept qu’aucune avancée n’avait été enregistrée dimanche sur les trois sujets de blocage – la pêche, les conditions de concurrence équitable et le futur mécanisme de règlement des conflits, ont indiqué plusieurs sources européennes.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui ont constaté samedi l’ampleur du fossé entre les deux parties, doivent s’entretenir par téléphone dans l’après-midi ou la soirée.

La mise en œuvre du traité de retrait

Le ministre britannique Michael Gove se rend également lundi à Bruxelles pour rencontrer le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic et discuter de la mise en œuvre du traité de retrait, qu’un projet de loi britannique remet en cause.

Un très controversé projet de loi en cours d’examen au Parlement britannique remet en cause certains engagements pris par le Royaume-Uni dans l’accord encadrant son départ de l’UE le 31 janvier dernier, notamment sur l’Irlande du Nord.

Négociations post-Brexit : un projet de loi controversé complique les discussions avec l’UE


Il revient sur certaines dispositions pour la province britannique d’Irlande du Nord, prévues afin d’éviter le retour d’une frontière avec la République d’Irlande, un garde-fou jugé essentiel au maintien de la paix sur l’île.

Ce texte, violant de l’aveu britannique le droit international, a provoqué la colère de l’UE et l’opposition de la chambre des Lords, chambre haute du Parlement, qui a voté contre ces dispositions. Mais le gouvernement devrait les réintroduire avant de les présenter aux députés lundi après-midi, à un moment explosif dans la dernière ligne droite des négociations sur la future relation commerciale entre Londres et les 27.

Ce texte constitue « une police d’assurance, c’est pour s’assurer que, quoi qu’il arrive, l’intégrité du Royaume-Uni soit protégée, a expliqué lundi à la BBC James Cleverly, secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères britannique. « Comme toutes les polices d’assurance, nous préférerions ne pas avoir à nous servir de ces clauses. Mais, si nous nous trouvons dans cette situation difficile, mieux vaut les avoir », a-t-il justifié.

Le Brexit s’est formellement produit le 31 janvier dernier mais une période de transition qui en gèle les effets a débuté à cette date pour permettre aux deux parties de s’accorder sur leurs relations futures, notamment commerciales. Elle s’achève le 31 décembre. Passé ce délai, le divorce deviendra réalité, avec ou sans accord.

Avec AFP et Reuters


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