mercredi , 22 janvier 2020
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Les travaux de Notre-Dame ont déjà coûté 85 millions d’euros

ASSOCIATED PRESS

Notre-Dame de Paris 

ACTUALITÉ – Une coûteuse première étape vers la reconstruction de Notre-Dame. Invité sur le plateau du “Grand rendez-vous”, le général Jean-Louis Georgelin, président du nouvel établissement public chargé de la restauration de Notre-Dame de Paris, a donné des nouvelles des travaux de la cathédrale meurtrie, ce dimanche 5 janvier.

L’édifice est passé par une première phase, celle de la “consolidation et de la sécurisation”. Une première étape qui a déjà coûté 85 millions d’euros, selon l’ancien chef d’état-major des armées. Une somme “considérable”.

Ce sont au total 922 millions euros de promesses de dons qui ont pour l’instant été recensés et entre “400 et 500 millions” récoltés, selon le général qui assure n’avoir “aucune inquiétude sur notre capacité à récolter les promesses de dons”. Avec cette première phase de sécurisation à 85 millions d’euros, il compare ainsi: “un chantier de monument historique conduit par l’architecte en chef des monuments historiques, c’est quelques millions d’euros”. 

Toutefois, malgré les dons abondants, la cathédrale n’est pas encore sortie d’affaire. “Notre-Dame n’est pas sauvée. Il y a une étape extrêmement importante à franchir qui est le démontage de l’échafaudage qui avait été construit autour de la flèche, explique-t-il notamment à Europe 1 et CNews. Une étape qui sera abordé en février prochain. “Si tous les trésors de la cathédrale ont été sauvés (…) ce sur quoi nous ne pouvons pas nous prononcer, c’est l’état de la voûte. Il faut aller l’inspecter, enlever les gravats encore présents”, a-t-il ajouté.  

Une flèche à l’identique ou un projet “audacieux”?

La prochaine opération prévue est le démontage de l’échafaudage installé autour de la cathédrale avant l’incendie du 15 avril, qui doit être retiré car il présente une menace pour le bâtiment. 

Par la suite, un diagnostic complet permettra aux architectes de préconiser comment restaurer la cathédrale. Une fois conclus les appels d’offre, se profilera le début de la reconstruction proprement dite en 2021. Le président Emmanuel Macron a dit souhaiter que la reconstruction soit achevée en 2024, un délai jugé serré par certains.

La question du projet architectural demeure totalement ouverte, selon le général Georgelin: à l’identique, comme le souhaite l’architecte chargé de Notre-Dame lui-même, Philippe Villeneuve, ou en la soumettant à un geste architectural audacieux, comme l’a évoqué l’exécutif.

Réflexion et consultation sur la reconstruction 

L’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, chef-d’œuvre de l’art gothique construit du XIIe au XIVe siècle, a détruit sa charpente et la flèche, oeuvre de l’architecte Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle.

“Nous allons, pour la flèche, définir dans les semaines qui viennent le processus précis qui va permettre de faire la consultation qui a été annoncée”, a indiqué le général Georgelin. “Ceci nous conduira dans le courant de l’année 2020.”

“Pour reconstruire la flèche, il faut d’abord que la charpente ait été faite, que le toit ait été refait”, a-t-il indiqué. Pour le choix du matériau de reconstruction de la charpente, “c’est un processus, pareil, il y aura étude, examen de toutes les options possibles”, a-t-il dit, démentant des informations de presse affirmant que le choix ait été arrêté d’une réfection à l’identique en bois.

Composée d’un enchevêtrement de poutres massives en chêne, plusieurs fois rénovée depuis le XIIe siècle, la charpente de Notre-Dame était l’une des plus anciennes de la ville et était surnommée la “forêt”.

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