lundi , 28 septembre 2020
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L’opposition biélorusse exhorte l’UE à prendre des sanctions contre Minsk


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L’opposante biélorusse Svetlana Tsikhanouskaïa a plaidé la cause de ses concitoyens, lundi, à Bruxelles. Elle a prié les responsables européens d’adopter des sanctions à l’encontre du régime d’Alexandre Loukachenko, lors du Conseil des 24 et 25 septembre.

L’opposante biélorusse demande aux dirigeants européens de se montrer « plus courageux ». Svetlana Tsikhanouskaïa, cheffe de file de l’opposition, a prié les responsables européens, lundi 21 septembre, à Bruxelles, d’approuver les sanctions contre les responsables biélorusses impliqués dans la répression de la contestation et de faire preuve de courage.

« Les dirigeants européens ont des raisons qui les poussent à ne pas instaurer les sanctions, mais je leur ai demandé d’être plus courageux », a déclaré Svetlana Tsikhanouskaïa, qui s’est réfugiée en Lituanie après l’élection.

>> À lire : À Minsk, des milliers de manifestants continuent de défier Alexandre Loukachenko

« Les sanctions sont importantes »

Les Européens n’ont pour l’heure pas mis à exécution leurs menaces de sanctions à l’encontre des dignitaires du régime d’Alexandre Loukachenko. Ce dernier a été réélu le 9 août dernier à l’issue d’un scrutin dont la validité est contestée.

« Les sanctions sont importantes pour notre combat car elles contribuent à la pression qui pourrait contraindre les soi-disant autorités à ouvrir un dialogue avec nous », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un entretien avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE.

Sur place, les manifestations se poursuivent et l’opposition est descendue dans la rue pour le sixième week-end consécutif. Selon le ministère de l’Intérieur, 442 personnes ont été arrêtées.

Un accord unanime nécessaire

L’Union européenne, comme les États-Unis, demande l’organisation de nouvelles élections en Biélorussie et le départ d’Alexandre Loukachenko, qui exerce le pouvoir depuis 26 ans.

Le bloc a annoncé, fin août, qu’il allait geler des actifs et interdire aux membres du gouvernement, à ceux de la commission électorale et aux responsables des services de sécurité de se rendre sur son territoire.

Ce train de sanctions nécessite toutefois un accord unanime des 27 États membres mais le gouvernement chypriote souhaite que l’Union adopte d’abord les mesures qu’il préconise à l’encontre de la Turquie, suite  à l’envoi d’un navire de prospection sismique dans une zone dont la souveraineté est contestée.

Avec Reuters 


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