samedi , 12 décembre 2020
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l’UE au maximum de ses concessions dans les négociations


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À quatre semaines de la rupture définitive entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, un accord post-Brexit n’a toujours pas été trouvé entre les deux parties. Selon des sources présentes dans les négociations commerciales, l’UE n’est qu’à « quelques millimètres » d’avoir concédé tout ce qu’elle pouvait.

Au moment où les deux parties affirment être entrées dans la phase ultime des pourparlers, des sources européennes ont assuré, jeudi 3 décembre, que l’Union européenne (UE) n’était plus qu’à « quelques millimètres » d’avoir concédé tout ce qu’elle pouvait dans les négociations commerciales avec le Royaume-Uni pour un accord post-Brexit.

« Nous avons atteint un point où nous sommes si proches des limites de notre mandat que nous avons besoin d’un mouvement de la part du Royaume-Uni pour parvenir à un accord », avait déjà affirmé mercredi un haut diplomate européen. Celui-ci soulignait alors que dans certains domaines, les Européens n’étaient plus qu’à « quelques millimètres de leurs lignes rouges », excluant toute nouvelle concession supplémentaire malgré la contrainte de plus en plus pressante du calendrier.

« Je n’ai pas l’impression que nous soyons à quelques heures d’un accord »

La rupture définitive entre l’UE et le Royaume-Uni aura lieu le 31 décembre prochain, date à laquelle les Britanniques, qui ont officiellement quitté l’UE le 31 janvier dernier, cesseront d’appliquer les normes européennes.

Sans accord pour régir leurs relations, les deux parties échangeront selon les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane ou de quotas. Au risque d’un nouveau choc économique s’ajoutant à celui de la pandémie. Or, pour qu’un éventuel accord puisse être ratifié dans les temps par les parlements britannique et européen, les négociations devront absolument se conclure dans les tout prochains jours.

« Je n’ai pas l’impression que nous soyons à quelques heures d’un accord (…). Ce qui reste à combler est encore assez important », a insisté le diplomate européen. « Il y a évidemment beaucoup d’attentes et nous sommes vraiment au bout du parcours, mais il y a encore de réelles disparités », répond-on côté britannique.

« Tout peut basculer » à tout moment

Selon une autre source européenne, le « sentiment d’urgence » de l’UE « est compris à Londres » et « tout peut basculer » à tout moment, alors que les discussions se poursuivent dans la capitale britannique de manière intensive. Elles pourraient se prolonger encore vendredi. « Il faut un accord maintenant car si les négociations continuent la semaine prochaine, l’accord, s’il est trouvé, ne pourra pas entrer en vigueur », a averti cette source.

Le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, a quant à lui jugé jeudi un accord possible « dans les prochains jours » si les Européens conservent leur « sang-froid ».

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pourrait s’entretenir durant le week-end avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson, pour faire le point.

Les discussions continuent de bloquer sur trois points : l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence, et la manière de régler les différends dans le futur accord.

Avec AFP


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