jeudi , 24 septembre 2020
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manifestations contre le port du masque, « la tyrannie médicale »

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Alors que le nombre des contaminations repart à la hausse en Europe, les opposants au port du masque et aux mesures de restrictions contre le coronavirus sont descendus dans la rue par milliers samedi dans plusieurs villes d’Europe. Le plus grand rassemblement à Berlin s’est soldé par 300 interpellations.

Ils étaient entre 200 et 300 manifestants à Paris à crier « liberté ! liberté ! » et un millier à Londres pour réclamer « la fin de la tyrannie médicale ». Mais c’est à Berlin qu »ils étaient le plus nombreux : 38 000 personnes se sont rassemblées pour dénoncer les restrictions imposées face à l’épidémie de Covid. La police allemande a dû disperser la foule et procédé à 300 interpellations, les participants n’ayant pas respecté les consignes en matière de distanciation sociale et de port du masque.

Selon le ministre de l’Intérieur de la ville Andreas Geisel, environ 200 d’entre eux ont été interpelés devant l’ambassade russe, après avoir lancé des pierres et bouteilles sur les policiers, et la plupart remis en liberté ensuite. Il n’y a pas eu de blessés.

Dans la soirée, un groupe a également franchi des barrières autour du Reichstag, qui abrite le parlement, avant d’être repoussé sans ménagement par les policiers, selon un photographe de l’AFP.

En Allemagne, les organisateurs du meeting appelaient « à la fin de toutes les restrictions en place » pour combattre le nouveau coronavirus. Auparavant, la police avait interrompu un défilé, faute de respect des gestes barrières.

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Après la demande de dispersion du défilé à Berlin en début d’après-midi, les manifestants étaient restés sur place, criant « résistance ! », puis « nous sommes le peuple ! », un slogan employé par l’extrême droite. Ils ont à plusieurs reprises chanté l’hymne national allemand.

Intitulé « fête de la liberté et de la paix », l’événement, qui rassemble « libres penseurs », militants antivaccins, conspirationnistes ou encore sympathisants d’extrême droite, constitue le second du genre en un mois et inquiète les autorités.

La foule était très mélangée, de toutes classes d’âge, y compris des familles avec des enfants en bas âge. Les drapeaux de la paix arc-en-ciel et de l’Allemagne se côtoyaient, les manifestants ont aussi à plusieurs reprises crié « Merkel doit partir! », le mot d’ordre du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne contre la chancelière.

« Les profils sont extrêmement variés dans ce mouvement des anti-masques »

« Je ne suis pas un sympathisant d’extrême droite, je suis ici pour défendre nos libertés fondamentales », affirme à L’AFP Stefan, Berlinois de 43 ans, crâne rasé, portant un T-shirt gris avec écrit en majuscules blanches: « Penser, ça aide! ».

« Démission immédiate » du gouvernement

La municipalité de la capitale allemande avait dans un premier temps interdit la manifestation pour « raison de santé publique « : l’impossibilité à ses yeux de faire respecter les distances d’au moins 1,5 mètre entre manifestants. Mais le tribunal administratif, saisi en référé par les organisateurs, leur a finalement donné raison vendredi.

Ce nouveau rassemblement est intervenu dans un contexte de grogne croissante dans l’opinion allemande à l’égard des restrictions liées à la pandémie.

Et ce même si l’Allemagne a plutôt mieux résisté que ses voisins, et que les restrictions pour lutter contre le nouveau coronavirus n’ont jamais été aussi strictes qu’en France ou en Italie par exemple.

L’initiateur de la manifestation, Michael Ballweg, un entrepreneur en informatique sans étiquette politique affichée à la tête du mouvement « Penseurs non-conformistes-711 » apparu à Stuttgart, a réclamé lors du meeting à Berlin la « démission immédiate » du gouvernement, déclenchant des tonnerres d’applaudissements.

Comme de nombreux pays européens, l’Allemagne est confrontée ces dernières semaines à une reprise de la pandémie, avec en moyenne quelque 1.500 nouveaux cas déclarés chaque jour.

Avec AFP

 


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