samedi , 19 décembre 2020
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Marche des libertés: les 388 députés qui ont voté la loi « sécurité globale » affichés

MARCHE DES LIBERTÉS – Le “trombinoscope de la honte”. Des milliers de manifestants battent le pavé ce samedi 28 novembre en France contre la proposition de loi “sécurité globale” et son article 24, qui prévoit de restreindre la diffusion d’images des forces de l’ordre. Visibles parmi les manifestants, des portraits ont été brandis à Paris: ceux des 388 députés (notamment LREM et LR) qui ont voté le 24 novembre pour le texte controversé. 

À l’occasion des rassemblements de ce 28 novembre, 31 auteurs et autrices de bande dessinée avaient décidé de se répartir la tâche pour dessiner ces 388 élus. “On représente, de face, ces représentants qui ne veulent plus qu’on voit nos flics violents”, explique à Mediapart Loïc Sécheresse, l’un des dessinateurs.

Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Marseille, Grenoble, Clermont-Ferrand, Caen… De multiples rassemblements ont éclos un peu partout dans l’Hexagone, contre ce texte jugé attentatoire à “la liberté d’expression” et à “l’Etat de droit” par ses opposants, alors que l’opposition au texte est désormais exacerbée par une série d’affaires de violences policières. 

Est également mis à disposition un lien pour avoir accès aux 388 portraits afin de les imprimer lors des rassemblements.

Dans le cortège parisien, on retrouvait aussi les portraits d’Emmanuel Macron, de ministres ou encore du préfet Didier Lallement.

Dans la capitale, quelques débordements ont eu lieu dans l’après-midi.

Des rassemblements avaient eu lieu plus tôt à Rennes mais aussi à Lille et Montpellier où entre 3800 selon la préfecture et 5000 personnes selon les organisateurs ont défilé.

Samedi dernier, la mobilisation avait rassemblé environ 22.000 personnes sur l’ensemble du territoire, selon les autorités. Depuis, la controverse autour de ce texte, vivement dénoncé par les journalistes et les défenseurs des libertés publiques, s’est encore renforcée.

L’évacuation brutale d’un camp de migrants à Paris lundi soir et la révélation jeudi du passage à tabac de Michel Zecler, un producteur de musique noir, par quatre policiers ont suscité l’indignation et électrisé le débat. Des scènes filmées et visionnées des millions de fois sur les réseaux sociaux.

 


Première apparition