mercredi , 23 septembre 2020
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« Ne cherchez pas querelle à la Turquie », lance Erdogan à Macron


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« Monsieur Macron, vous n’avez pas fini d’avoir des ennuis avec moi », a lancé le président turc, en s’en prenant pour la première fois directement à Emmanuel Macron, dans le cadre du conflit autour de la prospection pétrolière en Méditerranée.

Le ton est monté d’un cran entre Paris et Ankara. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a averti, samedi 12 septembre, son homologue français Emmanuel Macron de « ne pas chercher querelle à la Turquie », alors que la tension monte entre les deux pays à propos de la situation en Méditerranée orientale.

« Ne cherchez pas querelle au peuple turc, ne cherchez pas querelle à la Turquie », a lancé le chef d’État turc dans un discours télévisé à Istanbul, en référence aux sévères critiques émises par son homologue français envers Ankara dans le cadre du conflit entre la Turquie et la Grèce à propos de la prospection pétrolière en Méditerranée.

Emmanuel Macron et ses six homologues du sud de l’UE ont exhorté jeudi la Turquie à cesser sa politique de « confrontation » en Méditerranée orientale et l’ont menacée de sanctions européennes si Ankara continue à contester les droits d’exploration gazière de la Grèce et de Chypre dans la zone.

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Le locataire de l’Élysée avait aussi estimé que le gouvernement turc « avait aujourd’hui des comportements inadmissibles » et devait « clarifier ses intentions ». De son côté, Recep Tayyip Erdogan a exhorté samedi la Grèce à « se tenir à l’écart » des actions « erronées » soutenues par des pays comme la France en Méditerranée orientale. La France a intensifié sa présence militaire dans cette zone le mois dernier.

« Monsieur Macron, vous n’avez pas fini d’avoir des ennuis avec moi », a lancé le président turc, en s’en prenant pour la première fois directement et nommément à son homologue.

Achats d’armes pour la Grèce

Recep Tayyip Erdogan l’a aussi accusé de « manquer de connaissances historiques » et a estimé que la France « ne pouvait pas donner de leçon d’humanité » à la Turquie en raison de son passé colonial en Algérie et de son rôle dans le génocide de 1994 au Rwanda.

La Turquie revendique le droit d’exploiter des gisements d’hydrocarbures dans une zone maritime qu’Athènes estime relever de sa souveraineté. Ces dernières semaines, les deux pays ont montré leurs muscles à coups de déclarations martiales, de manœuvres militaires et d’envois de navires sur zone. 

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé samedi en fin de journée, que la Grèce allait se procurer 18 chasseurs de fabrication française Rafale ainsi que des frégates et des hélicoptères, mais aussi recruter 15 000 soldats supplémentaires et financer davantage son industrie de défense.

La France a clairement affiché son soutien à la Grèce en déployant des navires de guerre et des avions de combat dans la région, une initiative vivement dénoncée par le président turc.

Avec AFP


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